2ème partie
A cet instant précis la frustration est grande. Tout aussi contradictoire que cela soit, j’adore que tu me l’imposes de la sorte, tu me crois sans doute soumise à tes désirs. C’est pourtant bien moi qui contrôle en fin de compte. Chacun de tes gestes est fonction des réactions que te transmet mon corps. Je sens ta main assez incertaine sur ma peau si sensible. Tu trembles toi aussi. Le trouble que j’éveille en toi est bien plus intense que tout ce que j’avais pu imaginer. Lentement tu laisses tes doigts s’aventurer le long de mes courbes. Tes mains ne sont plus que caresses. J’ondule de plaisir alors que l’une d’elles s’est insinuée sous ma robe ; elle la remonte innocemment. Je sens ta paume chaude qui découvre un peu plus encore ma peau, elle semble se plaire à mon contact ta main. Les frissons qui s’emparent de moi doivent sans doute en changer un peu le grain. Sentiras-tu cette modification qui s’opère sous tes attouchements ? As-tu conscience de mes seins qui durcissent de plus en plus ? Mes tétons se tendent, ma peau durcit et prend cet aspect fripé si parlant. En voilà un joli témoin du désir qui sévit en moi.
Ton corps se colle au mien, tu me presses contre toi, à tel point que je peux en être certaine. C’est bien ton sexe bandé que je sens au travers de ton pantalon de moto. Cette bosse est très parlante, très excitante également. A ce contact, la pression monte encore d’un cran, tu me fais évoluer de plus en plus haut vers les sommets du plaisir, vers ceux de l’attente aussi, de l’impatience également.
J’aimerais venir t’embrasser, laisser libres mes mains. Elles aimeraient tant, de la pulpe de mes doigts, palper ta peau, en découvrir le grain, la douceur, te faire frissonner, chavirer et succomber peut- être.
Ton souffle me confirme que ta bouche se rapproche enfin de moi. Ta langue suit les contours de mes lèvres avant de tout sensuellement s’infiltrer entre elles. Tu la fais s’emmêler à la mienne. Tout d’abord timide, elle a tôt fait de te rendre cette caresse. Elle ose ma langue et tu le lui rends bien en venant la sucer avec gourmandise puis la mordiller.
Ce que j’aimerais que tu libères mes mains. Toujours dans mon dos elles s’impatientent ces deux là, elles pourraient te faire tant et tant de choses. Cette position fait ressortir ma poitrine toute gonflée d’envie. Elle est là, juste sous tes yeux, elle t’est offerte. Qu’en feras-tu ?
Avec agilité, tu te décides enfin à la libérer. Serais-tu décidé à assouvir mon impatience, à la faire cesser ? Je n’en suis pas si certaine mais je savoure chaque instant que tu m’offres. Toute aussi frustrante que soit ma situation, je n’en mouille pas moins abondamment. Je dois pourtant reconnaître que privée de la vue et de mes mains, je me sens quelque peu impuissante. Cela te donne sur moi un pouvoir qui me fait défaillir. Mon habituelle tendance à plus de domination, j’ai dû la mettre de côté. Je ne regrette absolument pas de l’avoir fait.
Mes seins s’exhibent maintenant fièrement sous ton regard que je ne peux qu’imaginer. C’est à ce moment précis que je sens comme un souffle chaud sur mes seins ; sans attendre je découvre le contact de tes lèvres humides. Ta langue s’attarde tout doucement, sans précipitation sur mon sein droit. De sa pointe, tu fais durcir un peu plus la mienne. Mon ventre se vrille, mon estomac se creuse, le désir m’inonde. Tout cela aussi bien physiquement que mentalement, je ne suis plus que plaisir et j’aimerais pouvoir t’en offrir également.
Ta main gauche s’égare, elle effleure mon ventre tout en descendant plus bas, toujours plus bas, très lentement, comme pour me rendre dingue, dingue de désir, pour toi. Tu relèves ma robe et elle s’engouffre au creux de mes cuisses, délicatement ; elle freine sa course et frôle à peine mon string. Ma fleur se fait impatiente, ma mouille si abondante s’insinue entre mes jambes. Tu pourrais venir la goutter sans même avoir à me dévêtir, le sais-tu seulement ? Sans doute que non puisque tu cèdes sous mes ondulations de bassin en venant, de deux doigts, découvrir par toi-même mon état d’excitation avancée.
Et là c’en est trop. Tu as franchi une limite que je m’étais moi-même fixée et qui m’autorise à venir me fondre sur toi. D’un mouvement agile, je te capture au cœur de mes bras, tout en te plaquant à ton tour contre le mur. J’ai toujours le bandeau sur mes yeux, c’est donc avec le bout de mes petits doigts que je vais enfin pouvoir te « voir ». Je les fais se promener sur ton torse, ton ventre, puis je remonte vers ton visage pour en redessiner les contours. Mon esprit est en pleine ébullition. Je caresse tes lèvres, ta nuque, tes cheveux avant de poser mes deux mains sur ta poitrine et de me laisser descendre lentement le long de ton corps. Mon visage suit leurs chemins. Je sens tout près de mes lèvres ton corps qui frémit de plus en plus. Je passe sans ralentir de chaque côté de ton membre tendu à l’extrême dans ton pantalon. Je le frôle sans même m’y attarder, mon nez savoure ton odeur de mâle.
C’est à genou devant toi que j’entreprends de te débarrasser de tes vêtements. Je fais sauter un à un les boutons de ton pantalon puis je le fais glisser le long de tes jambes. En même temps, ma main vient se saisir de ta queue qui se cache encore sous ton boxer. Je freine alors un peu ma précipitation pour tout délicatement accueillir ton membre dans ma main. Je le fais sortir de tes sous-vêtements. A ce stade, ce sont mes lèvres qui viennent prendre le relais. Je te happe sans te laisser le temps de réagir, tu n’as pas d’autre choix. Ton sexe est déjà au fond de ma gorge et ma langue le cajole, s’enroule autour de lui. Je te suce avec volupté et j’en mouille de plus belle. Ta liqueur à toi se répand sur mon palais, j’aime ton goût. T’en rends-tu compte ?
Je te suce toujours avec plaisir et application lorsque tes deux mains viennent s’accrocher à mes cheveux. Tu m’accompagnes, cela m’excite encore plus de me savoir ainsi à tes pieds, soumise et pourtant seule maître de ton plaisir. Le mien grandit et sans en avoir conscience une de mes mains va se faufiler dans mon string. Mes doigts rencontrent mes lèvres trempées, les caressent puis s’aventurent sur mon petit détonateur. Lui, il est prêt à bien des folies. Je l’agace un peu plus ce coquin-là. Mon esprit vacille. Je me sens toute proche d’une sensationnelle explosion de plaisir.
J’ai cette si douce sensation de ne plus toucher terre, mon corps est léger. Mon esprit n’a plus aucune emprise sous mon corps. Le plaisir que nous partageons, que nous nous offrons a pris la place de mon cerveau. J’ai très envie qu’il ne cesse jamais ce plaisir-là.
Tu me soulèves doucement et m’installes sur le bord du lit. Je suis sur le dos, mes pieds reposent à même le sol. J’aime ce contact froid qui contraste avec la chaleur de nos corps. Mes cuisses se sont tout naturellement écartées, comme pour mieux t’accueillir. J’ai le désir fou que tu viennes savourer ma fleur si impatiente de toi. Il me semble que tu pourrais me faire jouir d’un simple effleurement. Chaque micro parcelle de mon corps est excitée, à fleur de peau, à fleur d’orgasme. Un orgasme que je vais laisser monter tout doucement, ne pas me précipiter, je ne dois pas me précipiter. Ce que nous vivons là mérite d’avoir toute mon attention
Savourons cet instant veux-tu ? Au fil des minutes cette rencontre se transforme en un moment terriblement sensuel, rempli de magie. Un peu comme un rêve mais ce n’en est pas un, je ne vais pas me réveiller déçue et seule dans mon lit. Oh non alors, le rêve va continuer, se fondre en nous, nous envahir…
Un à un, tu fais disparaître les boutons de ma robe puis me la retires. Il ne me reste plus que ce joli porte-jarretelles choisi pour toi et mon bandeau sur les yeux, dernier rempart entre nous. Je sens que tu me couves du regard. C’est sans doute affolant pour tous tes sens de m’avoir là, sous les yeux, presque nue, offerte, les cuisses écartées. Ma fleur éclose qui ne demande qu’à te tenter. Je le sais, je le sens, tu es maintenant à genoux par terre, entre mes cuisses que tu caresses du bout des doigts, comme si j’étais précieuse ou fragile. Tu évites soigneusement mon sexe lisse, tu le contournes, cela me rend folle.
Mon bassin ondule de plus belle quand c’est de ta langue que tu viens me caresser. Tu évites toujours soigneusement mes lèvres. Mon clitoris agonise sous ces coups volontairement distants. Mais là voilà qui vient le frôler, une décharge investit mon corps tout entier. Elle me paralyse un instant avant que tu ne te décides à me déguster.
Ce cunnilingus qui débute est prometteur de bien des plaisirs. Je m’attends à ne pas être au bout de mes surprises avec toi. Ta langue, très joueuse et coquine alterne les mouvements et les rythmes. Tu vas me rendre folle, je me sens défaillir sous ses assauts si subtils. Je pince et caresse mes seins durcis pendant que tu me suces. Tu m’aspires, me lèches et me happes avec gourmandise. Je sens l’orgasme poindre, mon esprit s’évade, il s’envole, je perds pied…
Au loin je perçois un bruit quelque peu familier, tu es en train de nous protéger. Cet instant si précieux se vivra à couvert. Tu enfiles un préservatif puis je sens que tu bouges, ton corps vient se coller au mien. En appui sur un de tes bras, tu t’allonges sur moi, ton sexe est si près du mien. Ma fleur est prête à t’accueillir. Elle est désireuse, l’impatience n’a plus lieu d’être. Tu seras bientôt en moi, cette simple idée m’enfrissonne davantage encore. Ta main glisse sur ma taille, remonte en caressant ma poitrine, glisse dans mon cou, sur ma joue. C’est à cet instant précis que tu me retires le bandeau, me rendant ainsi la vue. Je te vois enfin. Depuis que j’attendais cet instant. Je te savoure du regard. L’intensité du moment est totalement indescriptible.
En une fraction de seconde je sais que je ne regretterai rien de ce moment. Tu me le dis sans un mot avant de tout lentement me pénétrer. Comme les pétales s’épanouissent à la floraison, ma fleur s’ouvre au passage de ton sexe. Tu épouses parfaitement ma caverne chaude et humide. Elle t’enserre pour mieux te faire partager les sensations en se refermant tout autour de toi. Mon sexe te happe avec volupté. Je t’emprisonne de plaisir, tu es à moi, en moi, le temps se suspend.
C’est les yeux dans les yeux que nous partageons ces instants, c’est si intense, je crois rêver…
Tu te glisses au plus profond de mon sexe et cesse un instant tout mouvement avant de faire chemin inverse. Sans te précipiter, savourant chaque millimètre de nos sexes respectifs ; ma mouille t’enveloppe et te fait me coulisser en toute aisance. J’apprécie la largeur de ta queue qui vient me remplir. Ma fleur qui était si impatiente n’en peut plus de pleurer son désir, je te suis totalement offerte, abandonnée, comme soumise. Tes mains passent sous mes fesses et me soulèvent pour mieux me posséder. Tu me pénètres jusqu’à la garde, ça me rend folle de désir, attisant davantage mes envies de toi. Te sentir comme ça en moi m’électrise, me fait délirer.
Nos regards ne se quittent pas, j’aime ce que nos yeux se disent. J’ai l’impression que tu lis en moi. Tu accélères tes coups de butoirs, mon corps se tord, se vrille. Je me débats de jouissance. Ma fleur se contracte sous tes assauts.
Alors que tu me prends avec fougue, je m’agrippe à toi et d’un mouvement, je te retourne sans jamais me séparer de toi. Tu es maintenant sur le dos, à ma merci. Je suis empalée sur ton membre viril, j’ondule de plus belle, entièrement maîtresse de la cadence. Je te l’impose, te la fais délicieusement subir. Ma fleur coulisse tout le long de ton sexe, le libère presque entièrement. Je fais jouer ton gland sur mon clitoris avant de te posséder à nouveau, m’empalant jusqu’à la garde. J’aime le sentir, de tout son long en moi. Je me fais aller et venir sur lui, sans jamais perdre le contrôle, maîtrisant mon plaisir, contenant mon orgasme.
Soleildejuillet, Textes et photos déposés, octobre 2007
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