...

"...Tu fermeras les yeux à ton tour en imaginant une caresse douce et tendre pour te porter, t´envelopper et t´endormir cette nuit..."
Ici je papillonne et
m'égare....
De jolis liens à découvrir...





























***

Certificat n° 00042352

Merci beaucoup pour tout vos commentaires, c'est très encourageant!

Vos mots à vous..

Texte Libre

Bonjour à tous

...Certains me le reprochent, d'autre l'ont très bien comprit, j'ai fait le choix de ne pas répondre à vos commentaires directement ici, mais plutôt de venir vous écrire en privé ou sur vos propres blogs, j'aime mieux, c'est plus intime...

J’assume ce choix et il n'y a donc rien d'irrespectueux dans me façon de procéder, je suis touchée par tout vos passages et vos commentaires sont pour moi un vrai bonheur, ils m'encouragent et me guident...

Merci à vous tous....
Soleildejuillet & un sourire (encore oui!)

 

P’tit ps : hum il serait donc super de penser à  me laisser un lien ou une adresse où  je puisse passer vous voir…et pour info, mon adresse e-mail est tout en bas de la page

31 Juillet 2007

REMERCIEMENTS :))

J'adresse ici un merci tout particulier à J-C qui fait, depuis quelques mois une correction de mes textes et qui m'aide à m'améliorer, je t'embrasse cher Québécois ;) et promit, très bientôt je dépose toutes tes corrections en faisant la mise à jour ici

....et à vous tous, cher lecteurs, un joli "merci" également, c'est en partie grâce à vous et tous vos mots que je parviens à avancer, à écrire et à partager tout cela ici

Bise ensoleillée en cette fin juillet ;)


Lundi 9 juillet 2007
Une petite pause pour les vacances mais rassurez-vous j'ai tout plein de récits en court et en parlant de se cacher un peu, je vous propose cette photo montage, une de mes petites participations récentes au concours sur le blog de Photosensualité sur Auféminin où je tiens également un blog ;)


Bonnes vacances à tous
Je vous embrasse :)

par Soleildejuillet publié dans : "Mes mots & mes envies, un peu tout ca...."
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Mardi 26 juin 2007


Tu m’as bien fait comprendre que tu aimerais cela, venir me prendre alors qu’un autre homme vient tout juste de me faire l’amour, de me faire jouir. Tu y vois même une sorte d’excitation supplémentaire, être celui qui m’offrira un second orgasme, un plus intense…alors ca ! Hum cela fait monter en toi une vague de désir que rien, plus rien ne peux arrêter…enfin…peu être que moi je peux l’arrêter cette déferlante, l’apaiser en te faisant jouir avant même que tu ne me culbutes… ; ton ardeur en sera d’autant plus forte qu’un premier orgasme libérateur t’aura déjà envahi. Il t’aura fait tournoyé, te laissant déjà entrevoir toute l’intensité du désir que j’ai pour toi…

Pour se faire j’ai envie que tu viennes m’offrir ta queue, là, au coeur de ma bouche chaude, le tout alors que l’autre homme me prend encore avec frénésie, allant et venant dans ma chatte trempée. Le plaisir monte en moi, cela m’excite follement l’idée de te sucer en me faisant prendre par un autre, t’offrir du plaisir sans que tu aies à te soucier du mien., en prendre aussi…Oh oui ! En prendre du plaisir, je le veux, je te veux, là, entre mes lèvres pour te caresser de ma langue gourmande, affamée de toi qu’elle est cette coquine.

 

Je suis sur un lit, deux énormes oreillers me calent le dos, ils me maintiennent presque assise, les cuisses largement écartées. Ma chatte se fait limer par l’autre sexe présent, cette queue me fait monter, elle m’emporte vers la jouissance. Toi, nu, tu t’approches de moi pour venir t’agenouiller à mes côtés sur le lit ; ton sexe est à ma portée, il est déjà bien tendu.

Il faut dire que cette vision de moi t’a rendu fou de désir. Et cela dès ton arrivée dans cette pièce qui transpire le sexe…

Ma main vient se saisir de ton membre devenu docile malgré sa dureté, je l’attire à mes lèvres, le happe. Je le suce, te suce, mes doigts te branlent en même temps et cajolent tes couilles gonflées à bloc ; ta sève monte autant que ton plaisir, ce plaisir que je t’offre, celui que tu désirais tant. Cette fellation tant fantasmée, tant de fois rêvée et imaginée devient réelle.

Combien de fois avant cela t’es-tu masturbé sous mes yeux sans même que je ne te vois, devant cet écran ; celui où tu m’affiches… ; mais à l’instant tout est réel, ce n’est plus une image de moi que tu as sous les yeux, mais moi, juste moi et je te désire ardemment. Mais ça, je crois que tu en prends conscience seconde après seconde à la façon dont je te suce…

 

Mes gémissements eux aussi me trahissent, mon plaisir n’est plus un secret. Mon esprit lui il s’affole,  se demandant comment ne pas cesser cette caresse que j’offre à ton sexe, comment ne pas être comme paralysée lorsque l’orgasme va s’emparer de moi. Je veux perdre pied certes, mais sans perdre le contrôle de ton plaisir ; comment faire la part des choses dans mon cerveau ? Qu’il se sépare en deux serait l’idéal. Une partie qui dirigerait ton plaisir, faisant tout pour lui, la seconde ne serait là que pour me permettre de me délecter du mien… ; vais-je y parvenir, ai-je ce pouvoir-là sur mon inconscient…? Ne pas penser, ne plus penser, seulement faire durer ces instants…, puis jouir sous les assauts de cette queue qui n’est pas la tienne, qu’elle sente ma fleur qui la capture, mes spasmes de plaisir qui irradient sur elle ; mes contractions la font défaillir cette queue…, elle m’offre sa semence.

 

Le second homme me remplit la chatte de son foutre brûlant alors que dans un râle très bestial, tu gicles dans ma bouche, entre mes lèvres, je te bois, t’avale en partie alors qu’un peu de toi coule sur mon menton.

Tu glisses dans mon cou, roules entre mes seins puis finis ta course sur mon bas-ventre, presque entre mes lèvres encore pleines de son membre à lui…

Vos essences de vie se mélangent presque en moi…

 

Ta jouissance n’en finit pas, tu te décharges comme rarement tu l’as fait, maîtrisant au mieux ton plaisir pour le maintenir présent aussi longtemps que possible…

 

par Soleildejuillet publié dans : "Petites histoires érotiques" par Soleildejuillet.
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Jeudi 14 juin 2007

Voici mes réponses à un questionnaire « concocté » par  Lui45 son blog se trouve ici son questionnaire se trouve date du 31 mai

Si vous voulez lui rendre une visite je suis certaine qu’il en sera ravit :)
J’ai donc décidé de vous faire partager mes réponses, une façon pour moi de me dévoiler un peu,  indirectement certes puisque à l’habitude, je ne partage ici que mes récits et j’évite de parler de moi, ce blog n’étant fait que pour vous faire lire mes récits, petite entorse à mon propre règlement ;)

 


 mes réponses sont en rose ;)

Etes vous adepte de la photo perso?
Une inconditionnelle oui
De temps en temps
Pas du tout

Etes vous adepte de la vidéo perso ?
Un inconditionnel
De temps en temps
Pas du tout

Aimez-vous être massée?
Une inconditionnelle
De temps en temps
Pas du tout

Aimez-vous masser ?
Une inconditionnelle
De temps en temps
Pas du tout

Avez-vous essayé plusieurs huiles de massage ?
Oui, plusieurs
Non,une seule
Jamais

Aimez-vous faire l'amour devant un miroir ?
J'adore !
Pourquoi pas de temps en temps
Pas pour moi !

Aimez-vous regarder des films érotiques ou porno ?
J'adore !
Pourquoi pas de temps en temps
Pas pour moi !

Ecoutez vous de la musique pendant vos ébats ?
Un inconditionnel
De temps en temps
Pas du tout

Certaines musiques évoquent-elles pour vous des moments coquins?
Oui, beaucoup
Quelques unes
Aucune !

Aimez-vous placer des bougies dans votre chambre pendant vos ébats?
Un inconditionnel
De temps en temps
Pas du tout

Aimez-vous faire l'amour dans des draps de soie ?
Un inconditionnel
De temps en temps
Pas du tout

Classer ses trois positions en fonction de vos préférences
1L'andromaque
2La levrette

3Le Lotus

Etes-vous voyeur ?
Enormément
Pourquoi pas de temps en temps
Surtout pas

Aimez-vous être vue ?
Enormément
Pourquoi pas de temps en temps
Surtout pas

Parlez-vous pendant vos ébats ?
Une inconditionnelle
De temps en temps
Pas du tout

Aimez-vous que l'on vous parle pendant vos ébats ?
Une inconditionnelle
De temps en temps
Pas du tout

Avez vous de la belle lingerie ?
Beaucoup
Un peu
pas du tout

Variez-vous votre lingerie de préférence sur
les matières
les couleurs
les formes

Aimez-vous faire l'amour dans le noir ?
Enormément
Pourquoi pas de temps en temps
Surtout pas

Aimez-vous faire l'amour dans le silence ?
Enormément
Pourquoi pas de temps en temps
Surtout pas

Aimez-vous faire l'amour attachée ?
Enormément
Pourquoi pas de temps en temps
Surtout pas

Aimez-vous faire l'amour les yeux bandés ?
Enormément
Pourquoi pas de temps en temps
Surtout pas

Quand vous pensez à un ébat, vous pensez de préférence (à classer de 1à 3)
1
Une sensation
2Une vision
3Une musique

 

Aimez-vous faire l'amour au téléphone ?
Enormément
Pourquoi pas de temps en temps
Surtout pas

Aimez-vous faire l'amour devant une webcam ?
Enormément
Pourquoi pas de temps en temps
Surtout pas

Embrassez-vous votre partenaire pendant vos ébats ?
Tout le temps
Souvent
De temps en temps
Rarement

Classer ces lieux pour faire l'amour par ordre de préférence (de 1 à 3)
1
Surtout n'importe où
2un bon lit
3Dans des endroits risqués

Classer par ordre de préférence (de 1 à 3)
1
Faire l'amour nu
2Faire l'amour habillé
3peu importe

Vous diriez de votre partenaire (à classer)
1
il est doux et sensuel
2
Il est beau et sexy
3Ila une voix charmeuse

Qu'est-ce qui vous a attiré le plus sur ce blog ? (à classer)
1
La description des sensations
2les photos
3l'article sur l'album de Norah Jones

Pendant la fellation, vous aimez
Le voir prendre du plaisir
Sentir son sexe vibrer à vos coups de langue
L'entendre gémir
Je n'aime pas la fellation

La fellation
C'est inné chez moi. Dès la première fois, j'ai su comment rendre un homme fou de plaisir
C'est venu très vite. Avec un peu d'expérience ..
Ca va mieux mais il m'a fallut un certain temps pour être au top
J'ai jamais été douée !

Aimez-vous ne rien porter sous vos vêtements?
Enormément
Pourquoi pas de temps en temps
Surtout pas

Vous êtes excité systématiquement quand (à classer de 1 à 3)
1
Il vous susurre des mots coquins à l'oreille

2Il vous effleure

3Vous le voyez habillé sexy


Vous faites l'amour sur la plage. Classer ces affirmation parordre de préférence (1 à 3)
1
J'aime sentir le soleil chauffer sur ma peau
2J'aime rythmer nos ébats au son des vagues
3Le sable, ça gratte tout de même !


Aimez-vous regarder votre partenaire se caresser ?
Enormément
Pourquoi pas de temps en temps
Je préfère lui faire moi-même

Qu'aimez-vous quand vous faites l'amour au coin d'un feu (à classer de 1 à 3)
1
L'ambiance très chaud de la lumière de la flamme
2Sentir la chaleur du feu caresser ma peau
3Entendre le ce crépitement des flammes

Classer par ordre de préférence ces trois fantasmes (1 à 3)
1
A trois avec 2 hommes pour sentir 4 mains courir sur mon corps
2Faire l'amour au milieu de plusieurs hommes qu me matent et se caressent
3Faire l'amour en plein opéra

Qu'est-ce qui vous attire dans l'échangisme/le mélangisme ?
Rencontrer d'autres hommes et de femmes pour varier les plaisirs
Voir d'autres couples faire l'amour
Entendre les autres faire l'amour

Pour vous, faire l'amour à terre c'est
J'adore, ça change !
De temps en temps même si c'est pas trop confortable
J'aime pas trop où alors avec une bonne couverture épaisse

Boire quelques gouttes de champagne sur le corps de votre partenaire
Je suis un inconditionnel
De temps en temps
Jamais essayé

 

 

Et voici le résultat, enfin plutot l’analyse que Lui45 a fait de mes réponses, merci à lui ;) :

 

Auditive : 25%

Visuelle : 38%

Kinesthésique : 37%

Capital érotique à 52%, petite prédominance à recevoir plutôt qu'à donner
Soleildejuillet, tu as un profil assez équilibré. Tu aimes tous les plaisirs et surtout varier ! Tu n'aimes pas le conventionnel et cherches les expériences multiples. Tu cherches à recevoir un peu plus qu'à donner même si donner reste pour toi important. Encore une maîtresse accomplie pour le plus grand bonheur de celui ou ceux qui ont le privilège de te connaître.

par Soleildejuillet publié dans : "Mes mots & mes envies, un peu tout ca...."
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Lundi 21 mai 2007
Bonjour, le récit qui va suivre est une version vu par la femme d'un texte écrit par l'auteur du blog

"Regards croisés"

C'est avec son autorisation que j'ai écrit....à la fin de ma version je vous déposerais le lien direct vers son récit, à lire ensuite, sinon c'est de la triche :)

UNE RENCONTRE

Voilà déjà quelques temps que j’échange avec toi, via Internet.

Tu t’appelles Éric, moi c’est Christine, alias « Chrysalide » sur la toile.

Au fil du temps nos échanges se sont fait plus complice, plus coquin, je passe un temps fou sur le net avec toi.

 

Souvent tu me taquines, ne comprenant pas ce qu’une femme heureuse en couple peut bien faire sur le net avec d’autres hommes. Il a été bien difficile de te faire comprendre que je ne cherchais pas une aventure réelle mais plutôt cette petite sensation très agréable qui donne du piment à la vie. Ce monde virtuel est un petit complément. Ma vie sur la toile est bonne pour mon équilibre personnel. Mon mari ne connaît rien de tout cela, c’est mon petit jardin secret à moi.

Je ne l’ai jamais trompé mon mari, nous sommes très heureux ensemble. Avec toi, je suis toute proche du faux pas… Mais plus les jours passent et moins j’ai le désir de le franchir ce pas. Pourtant tes mots m’emportent, me chavirent, la contradiction est grande. Tu sais si bien me toucher, m’ébranler et me faire perdre pied, c’est très troublant.

 

Je t’ai déjà rencontré à plusieurs reprises, mais nous n’avons jamais fait l’amour.

Notre première rencontre a eue lieu un dimanche. Ca a été un véritable crève cœur pour moi de devoir mentir à mon mari, j’ai prétexté une invitation de ma meilleure amie… je me suis sentis lamentable mais ça avait été plus fort que moi. Le pouvoir que tu as sur moi est devenu incontrôlable, je suis seule fautive, c’est moi qui ai voulu cette rencontre. J’ai même du lourdement insister pour que tu acceptes, ais-je donc perdue la raison…

 

Voici le dernier mail que je t’ai envoyé :

 

Cher Eric,

 

Demain serait donc le grand jour, celui où nous devrions franchir le cap pour nous offrir l´un à l´autre. Cela va peu être te sembler absurde…mais  j´ai une certaine appréhension. J´ai très envie de toi, mais j´aime si profondément mon mari que cela me dévore le cœur, serais-je capable de gérer l´après ?

Vais-je parvenir à me contenter d´une relation de « Maitresse-amant ».

Est-ce que je serais capable de rentrer chez moi le soir, le rejoindre lui, que j’aime,  sans laisser transparaître ma trahison.

N´aurais-je pas ce désir de le quitter pour vivre plus avec toi ?

Comment savoir la tournure que prendra notre histoire, comment mon cœur va réagir une fois que mon corps aura goutté à tes délices.

Voila les doutes qui envahissent mon esprit depuis quelques jours...

Jamais je n´aurais pensé aller jusque là un jour, les échanges sur le net n´étaient pour moi qu´un passe temps qui pimentait un peu ma vie, le tout sans conséquence. Jusqu´au jour où nos mots se sont fait plus pressants, plus intimes et complices. Il ne passe pas un jour sans que je ne me connecte, pas une heure sans que je ne pense à toi. Tu as prit une place dans ma vie, sans que je ne puisse rien y faire.

Avant de nous rencontrer, alors nous ne faisions qu´échanger, j´étais sous le charme de tes mots. Désormais, j´ai l´étrange impression que tu es totalement différent dans le réel. Tu n´es pas le même à travers tes mots, est ce que je me trompe en disant cela??

 

C´est dommage et j´en viens à regretter d´avoir insisté pour que nous rencontrions..

 

Tu me plais beaucoup, là n´est pas la question, je craque sur ton physique et je fonds sous les mots que tu m´envois via internet.

Seulement, une fois face à moi, tu n´es plus le même.

Derrière ton clavier, tu sembles toujours si impatient, si fou de désir, tes mots respirent ton envie de moi. Mais quand nous nous retrouvons, que nos corps sont proches l’un de l’autre, je ne vois pas cette étincelle dans tes yeux. Celle que je distingue si bien à travers tes mots. C´est comme si une kyrielle d´étoiles filante me traversait l´esprit quand je te lis. J´entre en ébullition, mes sens s´affolent, mon cœur palpite. Je n´ai alors plus qu´une seule envie, toi. T´avoir là, tout contre moi pour enfin assouvir tout ce désir que tu sais si bien éveiller...où se cache celui qui m´écrit quand tu es avec moi, j´aimerais tant le rencontrer lui …

 

Avant-hier quand tu m´as dit sur un coup de tête vouloir tout arrêter, j´ai ressentit un déchirement, une douleur fulgurante, mais également comme un grand soulagement. Je me suis dis qu´ainsi je n´aurais pas à céder à mes désirs. Ma vie pourrais alors reprendre son cours, je n´aurais plus cette obsessionnelle envie de toi que je ne sais m´expliquer. A chacune de nos rencontres j´ai été sur le point de te succomber… Ma raison a toujours eu le dernier mot, rien ne c´est encore passé, si ce n´est quelque baiser.

Car je dois bien te l´avouer, il n´y a qu´a travers tes mails et SMS que tu parviens à me rendre folle de désir. Dans ces cas là, ma fleur s´humidifie très rapidement, avec abondance, mais jamais cela ne m´est arrivée en ta présence. J´ai tout d´abord pensé que c´était nerveux, une sorte de blocage lié au stress et que je devais passer au dessus, faire abstraction mais j´en viens à me demander si j´ai vraiment envie que nous allions aux bouts de nos désirs.

 

Je suis désolée Eric, j´ai certes envie de toi, mais nous ne nous reverrons sans doute plus, ce mail est le dernier, à moins que tu n´ai envie de m´expliquer ton comportement, si il a une explication bien entendu ou me donner ton point de vue sur tout cela car moi je suis un peu perdue.

J’espère que tu ne m’en voudras pas trop, essais de me comprendre, je ne viendrais pas demain…

 

Je t’embrasse

Signé, Christine, alias Chrysalide

 

 

Moins de 30 minutes plus tard tu m´as envoyé un petit mail me disant que tu respectes mon choix, que tu le comprends mais qu´il faut tout de même que l´on se voit demain à l´hôtel car tu as des choses importante à me dire.

Tu me dis que mes mots t´ont touché et que tu ne peux plus rester silencieux. Tes mots m´intriguent, j´accepte, sûre de moi et de mon désir de ne pas aller plus loin.

Tu sembles comprendre que tu ne devras pas tenter de me faire succomber. C´est a cette seule condition que j´accepte le rendez vous.

 

Le lendemain, comme prévu je t’attends à l’hôtel, certaine que ma décision est la bonne.

Je suis assise sur le bord du lit quand, tout doucement, tu entres et me fixes, ton regard plongé dans le mien. J’ai sans doute un air hagard en te voyant ici… Toi mon amour… que fais-tu donc dans cette chambre…je me sens perdue, déstabilisée de te voir ici.

Sans me quitter des yeux tu approches et me pose ton index sur les lèvres, me faisant signe de ne pas dire un mot, je suis tétanisée…

 

Tu m’expliques tout ce que tu as fait, la façon dont tu m’as reconnu lors de nos échanges…ce désir que tu as eu de savoir jusqu’où je serais capable d’aller… comment tu as choisit Eric pour qu’il se rende à ta place à nos rendez vous.

Tu m’avoues combien tu es heureux que je n’ai pas eu l’envie ni le courage d’aller au bout, et de te tromper… Tu me glisses à l’oreille que c’est la plus belle preuve d’amour que je pouvais t’offrir… que tu as confiance en moi… plus que jamais, tout aussi troublante que soit cette situation…

Tu glisses tes lèvres dans mon cou, déploies tes mains sur mes courbes, t’attardes sur ma taille, relèves mon chemisier pour le sortir de ma jupe… Tu défais un à un les boutons puis m’en débarrasse avant de te saisir de mes seins, tu les caresses, les pinces. Ta bouche vient les goutter avant de remonter vers mes lèvres pour m’offrir le plus doux des baisers… Tu me susurres un je t’aime plein de sens en continuant à m’embrasser. Le moment est intense…si intense…

 

Ce jour là, dans cette chambre d’hôtel, nous avons fait l’amour comme jamais…

 

Je t’aime…

 



Une rencontre, le texte de "Regards" croisés ici
Un joli merci et une douce pensée pour toi  :)
par Soleildejuillet publié dans : "Petites histoires érotiques" par Soleildejuillet.
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Dimanche 22 avril 2007

Bonjour,

Envie de partager ce texte, nous l’avons écrit à trois…6 petites mains associées pour un doux moment de plaisir…

Je crois pouvoir dire que nous y avons tout trois prit grand plaisir, je remercie du fond du cœur mes deux compagnons d’écriture pour tout cela…et bien plus encore.

Ils m’ont et me font toujours vivre de bien beaux moments, je les aime, j’espère qu’ils le savent…

Au fil des mois ils ont su prendre tout naturellement, une belle place dans ma vie virtuelle…virtuelle cette vie là, mais si réelle pourtant, à bien y réfléchir.

Etant moins joueuse qu’Elle je vais vous dévoiler que je me suis, pour ma part, glissée dans la peau de Mya, ses mots sont donc les miens…

Elle, celle qui a écrit les mots de Zaan, c’est une femme qui m’a tout de suite plu, comme un coup de foudre qui ne s’explique pas et qui ne doit surtout pas l’être…elle est également la seule femme avec qui j’ai jamais écrit…

Lui, c’est son doux paradoxe à Elle, mais pour qui j’ai également eu un magnifique coup de foudre, coup de cœur.

Merci vous deux, je vous embrasse, quand à vous, cher lecteur, j’espère que cette histoire, bien qu’un peu longue vous plaira, vous emportera…

Dans la colonne ci contre, vous trouverez les liens vers leurs blogs respectifs, je vous fait confiance pour découvrir qui ils sont..

 

Baiser ensoleillée…et maintenant, c’est avec une belle émotion que je vous dévoile nos mots…

 







Il était une fois…une nuit à Syrthe


 


Zhaan :"La nuit commence à tomber sur Syrthe.

En cet hiver glacial, les nuages bas et lourds forment très rapidement, en fin d'après-midi, comme une chape sur la cité.

Il ne reste alors plus personne dans les rues, très tôt, vers 16 h 00.


C'est à cette heure que Zhaan arrive aux portes de la ville.

Comme à son habitude, elle a marché toute la journée, et lorsqu'elle arrive en haut de cette dune d'arbres qu'elle a escaladé ardemment, elle est soulagée de découvrir enfin quelques lumières, même blafardes, au fond de cette plaine.

Juste devant elle, s'étend la cité de Syrthe, déjà presque endormie.
Elle s'asseoit un instant et ôte ses gants violine, son majeur est entouré par cette bague incrustée d'une émeraude qu'elle chérit tant, sa claddagh.

S'en même s'en rendre compte, elle la fait tourner sur son doigt, machinalement.
Elle délace ses cuissardes jusqu'aux chevilles pour masser ses jambes à travers le tissu de son caleçon noir et satiné.

Tout en jetant un regard perçant sur la plaine, ses mains remontent doucement vers ses cuisses généreuses, frôlant son entrejambe, ce qui lui donne un frisson dans le ventre.
Elle attrape alors une gourde dans son sac et porte le goulot à ses lèvres, pulpeuses et rendues rouge sang par le froid.

Elle se relace et avant de franchir les derniers mètres qui la sépare de la cité, elle caresse sa cicatrice, celle de son visage, en faisant glisser son doigt d'un bout à l'autre, comme pour retenir le chemin qu'elle prend sur sa figure.


Arrivée devant une taverne, deux hommes en sortant, vraisemblablement éméchés, la bousculent sans vraiment la voir. Elle ne relève pas et pousse la porte de l'endroit où elle pourra se rassasier.

A l'intérieur, l'ambiance est chaude.


Les clients, essentiellement des hommes, rient et parlent fort en soulevant leurs choppes, les serveuses, avenantes, sa faufilent tant bien que mal entre les tables.
Dans un coin, deux musiciens distillent une musique baroque, l'un deux croise le regard de Zhaan.
Quelques visages se tournent vers elle lorsqu'elle prend place à une table :
"un étranger...un voyageur sans doute, sans attache..." semblent-ils se dire.
Zhaan s'est installée à côté de la cheminée où un brasier dort, bientôt attisé par quelques bûches. Une femme vient de les y déposer. Les flammes jaillissent.
Zhaan rejette sa capuche en arrière et dénoue les liens de sa cape.
Le brouhaha général se calme un instant..."Une femme, c'est une femme..." Zhaan ne s'en préoccupe pas, et prend sa commande auprès de la serveuse, celle qui a attisé le feu, elle lui sourit et Zhaan lui rend ce sourire, le premier depuis qu'elle est entrée.
Elle est servie très rapidement et son repas terminé, elle se cale dans sa chaise et observe autour d'elle.


Ses yeux verts se promènent dans toute la pièce, relevant chaque détail : une tablée de plusieurs hommes, des paysans sans doute, quelques marchands et puis, à l'opposé de sa propre table, son regard s'arrête sur trois personnes, une femme et deux hommes, plus aisément vêtus, sans être princiers

Un des hommes lui tourne le dos mais elle distingue bien les deux autres assis en face.
La jeune femme sourit d'un air complice à l'homme en face d'elle, tout en jetant des oeillades explicites à celui assit à côté d'elle.

Ce petit manège amuse Zhaan, qui sourit.


Elle tourne alors son regard vers les flammes et se laisse envahir par leur danse."


Son doux paradoxe: Soudain entre dans la taverne un homme….assez grand….vêtu de noir de la tête au pied…..un long manteau ….seul sa ceinture brille et ressort dans la noirceur de ses vêtements….
Une arbalète qu’il porte sur ses épaules…..les doigts de sa main gauche enrobés dans des pansements laissant voir du sang…..

Il n’est pas du coin….pas du tout du genre de la région…..
Comme a chaque entré d’un étranger…..tout comme lorsque Zhaan est entrée…un long silence apparaît…..long silence a dévisager le nouvel entrant….

Il s’asseoit a une table dans un coin….la serveuse s’approche de lui…..

"Y a-t-il des loups dans la région ?" demande –t-il d’une voix calme….
"Comme partout" lui répond la jeune femme.

L’homme est mystérieux….il ne parle guère….mais use de son regard dans les yeux de la serveuse….troublée……
"Y en a même plus qu’ailleurs des loups,c’est de la vermine….ils mangent nos troupeau"…..lui dit un client….un paysan du coin ….sans s’adresser directement a lui…mais a ceux de sa table..

La serveuse….troublée….lui demande d’un air ailleurs:…. "Voulez vous que je soigne votre main….qui a bien pu vous faire cela?"….

"Une louve"…lui répondit il…..tout en la regardant dans les yeux
Le paysan bougonnant dans sa barbe "qu'est ce que je disais....pfffff"

L'étranger....souriant légèrement a ses mots....."a certains moments les femmes se font louve" lança-t-il en direction de l'homme puis revenant aux yeux de la serveuse.....hypnotisée.....
Le tenancier la voyant ainsi l’a rappelle à l’ordre pour servir les autres clients…..elle part troublée......
L’homme, lui, baisse les yeux….fixant la table….et ne disant un mot…..sans même jeter un œil au reste de la salle….


Mya :..Mya la serveuse, est née à Syrthe, il y a environ 25ans, elle a grandit dans cette vallée sans jamais la quitter. C’est une fille du pays, placée par son père à tout juste 15ans, comme serveuse dans la taverne de l’un de ses amis. Elle est habituée aux hommes, ils sont souvent entreprenant avec elle. Son caractère c’est forgé de lui même, au fil du temps elle a apprit à
se défaire de leurs mains baladeuses. Il faut dire qu’elle plait aux gars la petite, dans un premier temps, son sourire charmeur et son regard de braise charme. Ce qu’elle dégage et sa poitrine généreuse font le reste. Son corset, qu’elle porte sous un chemisier largement décolleté lui donne un port de reine. Ses longs jupons, bien que très épais ne masque rien des
formes généreuses de la jeune femme.

Mya fait l’unanimité auprès de la gent masculine de toute la cité de Syrthe.
Elle est pourtant bien connue pour son caractère affirmé. Il faut croire que ça plait qu’elle ne se laisse pas faire cette enfant là. A ce jour, peu d’hommes peuvent se vanter d’avoir eue ses faveurs. La rumeur dit d’elle qu’elle détient un pouvoir tout particulier, hérité de son arrière
grand-mère, Malvina. Selon les anciens, son don agirait, aussi bien sur les hommes que sur les femmes… mais également sur les animaux. Elle a, selon eux, la faculté de les apprivoiser sans un mot, son regard est son pouvoir le plus puissant. Les loups seraient soit disant ses amis favoris. Elle aurait souvent été aperçue dans la forêt, les nuits de pleine lune. Certain
lui prête même une aventure avec un homme loup, que personne n’a jamais vu bien entendu…
Rarement des étrangers arrivent jusque ici. La cité est un peu reculée, perdu au milieu de nulle part, coupée du reste du monde.

En cette fin de journée, voilà déjà deux visages inconnus qui débarquent dans le « petit royaume » de Mya. C’est tout naturellement qu’elle offre un sourire à cette femme, elle lui semble un peu sauvage, ou solitaire plutôt, son regard vert, sous sa cape a trompé tous les hommes à son arrivée, mais pas Mya qui fut ravie du sourire reçu en retour. Elle n’avait pas encore vue la bague à cet instant là.


A son entrée dans la taverne, l’homme en noir et son arbalète ont éveillé bien des souvenirs à sa mémoire. Surgissant du passé, les mots de Malvina lui cognaient dans la tête, doucement mais sans discontinuer. Elle s’attendait maintenant à la visite d’une femme avec une« claddagh » au doigt, mais aucune autre femme ne passa la porte après lui, seulement des
hommes.
Etrangement, cet homme lui fait penser aux dernières paroles de son arrière grand-mère, dans un dernier souffle celle-ci lui avait glissé :

« Mya ,ma chère enfant, un beau jour ton chemin croisera, a quelque minutes d’intervalle,  celui d’une femme, sa « claddagh » au doigt et celui d’un ange noir, il portera une arbalète. C’est ce jour là que ta vie prendra un nouveau tournant, ne l’oubli jamais et soit très attentive ma belle… »

Juste avant de s’éteindre, Malvina avait alors glisser dans la main de Mya sa bague «Saphir-soupir» si chère à son cœur, offerte par un amant, bien des années avant.

Sortant de ses pensées, Mya s’avance vers l’ange vêtu de noir pour l’accueillir. Son regard la pénètre déjà. Il lui pose des questions sur les loups du coin, mais que veut-il donc ?... les chasser…les apprivoiser ... ?

Il a une vilaine blessure à la main, une louve selon lui. Mya veut en savoir plus. Comment une de ses amies de la forêt auraient bien pu faire cela, à moins d’y être contrainte…suite à une attaque peu être…

Mya se pose mille et une question tout en lui proposant de le soigner, elle le dévore des yeux, captivée. Le tavernier lui fait signe de s’éloigner de lui, elle se dirige alors vers la table de l’étrangère. En débarrassant son assiette, elle voit sa main…la bague… c’est donc elle…le jour tant attendu est enfin là.

Un sourire prend vie sur ses lèvres fines.


Zhaan :"Zhaan s'est assoupit en regardant le feu, les flammes ont ce pouvoir sur elle, un pouvoir presque hypnotique......


Elle a dû plongé dans un état semi-comatique un instant, car elle a à l'esprit une rêverie, certainement très courte,  d'à peine quelques minutes, à en juger par la taille encore raisonnable de la bûche dans la cheminée.

Elle s'est revue sur cette île, enfant, il y a longtemps maintenant.
Les odeurs de l'océan, le vent sur son visage, sa main dans la sienne, elle a tout ressenti comme si elle y était encore et ce doux souvenir la fait sourire.
La main de son père...elle a tellement besoin de la sentir encore...sept ans, cela fait sept ans qu'il est parti...la claddagh qu'elle porte à son doigt est tout ce qui lui reste de lui, il le lui a donné à la mort de sa mère, dont elle ne se souvient pas, elle était si jeune...son
seul amour est elle dorénavant et le symbole de cet anneau est encore plus fort entre un père et sa fille, leur complicité, parfois sans un mot, parfois dans de longues conversations à n'en plus finir, la connivence de leurs deux esprits, tout cela est gravé dans la mémoire de Zhaan.
La mort de son père avait précipité son évasion, lui avait donné le courage de courir vers sa liberté…C'est finalement sur les chemins qu'elle s'était trouvée, qu'elle s'était retrouvée, libre et rebelle, écorchée mais vivante.


Zhaan tourne à nouveau la tête vers la salle, toujours aussi bruyante.
La serveuse au sourire ravageur est devant elle, fixant sa main, puis son visage, tour à tour.
"Désirez vous autre chose ?" lui demande-t-elle d'une voie tremblante, alors que ses yeux brillent d'une lueur étrange.

"Oui, je cherche un endroit pour passer la nuit, cela est-il possible ici ?" répondit-elle.
"J'ai bien peur qu'il ne reste aucune chambre, à cause du marché d'hiver, il a commencé hier et l'endroit est complet..."

Elle semble réfléchir et reprend : "Je connais un endroit près d'ici, sommaire mais chaud.
Je termine mon service dans une demi-heure, si vous voulez bien m'attendre, je vous y accompagne."
Zhaan hoche la tête en signe d'approbation. "Je m'appelle Zhaan" rajouta-t-elle.
"Moi, c'est Mya" répondit la serveuse, toujours son sourire charmeur sur les lèvres.
Mya...Ce prénom lui va à merveille, doux comme son sourire et passionné comme son regard, voluptueux comme ses cheveux, relevés pendant son travail mais Zhaan les imagine bien retombant sur ses épaules, encadrant son visage mutin.

Mya a reprit ses occupations et Zhaan aperçoit alors l'homme en noir, assis à une table.
Il a du entrer lors de son assoupissement car elle ne l'a pas remarqué lors de son arrivée.
C'est un étranger, comme elle, les regards tournés vers lui ne trompent pas.
L'homme a le visage dans son écuelle, Zhaan en profite pour le détailler. De grandes bottes…un sédentaire...tout de noir vêtu...facile pour se faufiler dans la nuit...seule sa ceinture éclatante pouvant attirer l'oeil.

Sa main gauche est blessée...un chasseur peut être...l'arbalète renforce cette hypothèse...
Au moment où cette pensée l'effleure, il relève la tête et Zhaan en profite pour plonger son regard dans le sien, comme elle aime le faire, sa façon à elle de nouer le contact.
L'homme soutient son regard sans broncher, ce qui lui plait d'emblée.
Elle ne baisse pas les yeux non plus et ils s'affrontent ainsi pendant quelques secondes. La bûche craque dans la cheminée, ils cessent leur duel au même instant pour la regarder.

Quelques minutes plus tard, Mya revient, sans son tablier, un manteau sur ses
épaules.
Alors qu'elle parle à l'homme, toujours assit, ce dernier jette un oeil à Zhaan et lui décroche un sourire, franc, presque complice, un sourire qui éveille son instinct féminin.
Zhaan, sûre d'elle, se lève, remet sa cape, prend son sac et se dirige vers eux en souriant."


Mya :Mya n’a cessé d’observer Zhaan du coin de l’œil. Elle trouve cette femme au regard perçant très mystérieuse. Une aura magnifique l’entoure. Elle y est très sensible. Après leurs quelques mots échangés elle se sent si troublée.

Mya espère qu’il y aura des chambres de libre chez Honoré. Elle-même ne sait pas encore où elle passera la nuit. Elle n’a pas de « chez-elle », pour la simple et bonne raison qu’elle se refuse à une vie routinière. Mya aime pouvoir passer la nuit dans la forêt si elle le désire. Elle aime n’avoir de compte à rendre, à personne. Elle aime se lover sous une couverture de toile
et dormir ainsi, à la belle étoile, au clair de lune. Les soirs de pluie, sa hutte en bois la protège. Souvent bercée par les hurlements de la meute, ses rêves la portent vers d’autres contrées. Maintenant qu’elle sait que Zhaan va passer la nuit dans la cité, l’idée de dormir dehors n’effleure même plus son esprit. Il est une évidence pour elle qu’elle doit passer cette nuit
dans le même lieu puisque c’est aujourd’hui que le court de sa vie  va changer, avec ces deux étrangers.
…L’ange noir aussi…il faut qu’elle s’arrange pour qu’ils se retrouvent tout les trois. Elle désire savoir en quoi ils vont modifier le court de sa vie.
Elle se sent si excitée à cette idée. Malvina se trompait si rarement. Elle repense à son enfance et à cette arrière grand-mère si spéciale, une ensorceleuse aux yeux de beaucoup. Sa sensibilité à fleur de peau lui permettait de ressentir et prévoir bien des choses….

 Le temps passe vite, elle termine son service et va chercher sa lourde et chaude cape. En traversant la salle, l’ange noir lui fait signe…Il lui dit d’une voix toute douce qu’il aimerait passer la nuit ici. Cette idée la chavire…cet homme et elle, une nuit ensemble.. doux rêve que voilà… Mais, elle lui explique alors ce qu’elle avait précédemment dit à Zhaan. Puis lui propose de les accompagner elle et Zhaan qu’elle lui désigne d’un signe de tête. Au même instant, celle ci est en train de les observer.

Tout en acceptant la proposition de Mya il offre un sourire à Zhaan qui se lève pour venir vers eux.
-  Zhaan, je te présente Shaolin. Il va nous accompagner, lui aussi cherche un lit pour la nuit. Cela ne te dérange pas.

Sa question n’en est pas vraiment une, Mya a déjà décidé et Zhaan le ressent très bien.


Dehors, un vent pénétrant les prend au corps, il les glace sur place. Instinctivement ils se rapprochent les uns des autres. Ils avancent côte à côte, en se tenant chaud, Mya, qui est au centre se sent étrangement troublée. Elle les guide dans les ruelles étroites de son bourg. Il fait nuit noire, la cité est presque effrayante ainsi. Quelques minutes de marche à bonne allure les conduisent devant une petite Auberge, à l’écart du centre. L’agitation des festivités du marché d’hiver qui débute n’est pas présente ici. Le lieu est totalement désert et la porte close. Mya ne semble pas étonnée et frappe vigoureusement à la grande porte en bois, un sourire aux lèvres.

Un homme à la mine renfrognée vient ouvrir la porte, il semble prêt à mordre. Mais à la vue de la jeune femme, son regard se radoucit, ses yeux s’allument. Il ouvre grand les bras et se saisit de Mya pour l’attirer à lui et l’embrasser tendrement.


           - Ma petiotte, qu’est ce que tu fais dehors à cette heure et par ce froid en
             plus ? Entrez vite les enfants !


Elle lui explique qu’elle cherche trois chambres pour elles et ses amis. Honoré lui demande à voix basse si elle a confiance en ces étrangers là…

Elle dit que oui, sans hésitation. Honoré lui dit alors d’un air désolé qu’il n’a que deux chambres… Mya répond que c’est parfait, qu’elle trouvera refuge ailleurs pour sa part. Mais Zhaan lui propose de partager la chambre avec elle, ce qu’elle s’empresse d’accepter. Tout trois suivent l’homme dans le couloir, montent l’escalier et ce retrouve dans une sorte de hall magnifique, le lieu est magique. Enfant Mya adorait s’y amuser, jouant à la Princesse dans ces lieux remplit d’émotions.

Car c’est ici qu’elle a grandit, Honoré est son oncle et cette auberge était celle de Malvina.
Honoré ouvre une porte sur la gauche et présente la chambre aux femmes, un feu brûle dans la cheminée. Près de la fenêtre au volet déjà clos, une grande table en bois, trois chaises et un petit banc. A droite un grand lit à baldaquin, il leurs semble immense. Ses tentures sont mauves et d’une douceur incomparable. Elles auront assez de place leurs assure Honoré tout
en invitant Shaolin à le suivre dans la chambre juste en face. Il se retourne vers les femmes et leurs souhaite une douce nuit. Il commence à sortir mais se ravise et revient vers Mya, il la remercie chaleureusement de l’avoir aidé, son regard sur elle est si doux. Elle chavire et en perd un peu ses mots pour lui proposer de venir se joindre à elles une fois installé
       - Si vous n’êtes pas trop éreinté bien entendu ?....Un sourire aux lèvres il accepte et dit qu’il reviendra dans une trentaine de minutes…


Son doux paradoxe:  Shaolin entre dans sa chambre. Un grand lit a baldaquin trône au milieu de la pièce .Il fait chaud,il s’approche de la fenêtre et regarde un long moment la rue déserte…Il repense a ses deux femmes,si près de lui a cet instant.


De les imaginer toutes les deux dans ce lit, son instinct de mâle se réveille, il se met a rêver…un instant sur son lit…..mais de quoi rêve-t-il ?....il est si mystérieux…


La fatigue aidant, il s’assoupit un instant,ôte son long manteau…ses gestes sont lent,doux….sans aucune rapidité….


Il retire ses vêtements un a un…ils sont un peu mouillés et en profite pour les faire sécher contre un poêle se trouvant dans le coin de la chambre…il .se met complètement à nu dans les draps…pour se reposer un moment avant de les rejoindre….


Pendant ce temps….les deux femmes s’installent dans leur chambre….elles se dévisagent du regard….

 

Zhaan :"Zhaan regarde......savoure Mya, elle la regarde se déshabiller dans cette chambre silencieuse, faisant glisser ses vêtements dans un léger bruissement, découvrant ses courbes généreuses et douces.

Elle avait su, dans cette taverne, à l'instant où elle s’était levée pour les rejoindre que la nuit qui s'avançait allait être merveilleuse, son instinct ne la trompait pas, comme d'habitude.
Dehors, elle avait senti leur chaleur, leur désir endormi mais présent, leur soif de toucher, de savoir, de voir et cette petite serveuse marchant entre eux, se déplaçant majestueusement, serrée contre eux, l'avait enivré de son parfum.

Lui, ange noir et mystérieux..... ses yeux profonds et magnifiques lui faisaient déjà deviner ses gestes, sa douceur, son ardeur......

L'excitation l'avait encore plus gagnée lorsqu'elle avait découvert les lieux où ils allaient passer la nuit, cette nuit, leur nuit......la couleur du lit à baldaquin, le feu dans la cheminée....douceur et chaleur.