…si légère et qui pourtant me fait parfois vaciller.
Elle est si douloureuse que j´en perds mes mots, à défaut d´en perdre mes maux…
Elle me prend au ventre, me serre, m´enserre, me rendant captive, inutile alors que j´aimerais tant faire d´elle celle que vous lirez avec envie.
Celle dont les mots à eux seuls éveillent vos désirs les plus fous.
Nous ouvrant ainsi une fenêtre sur votre esprit nous laissant découvrir, les plus secrets de vos fantasmes, les plus excitants également…
Ces mots qui vous toucheraient là en plein cœur, vous laissant une envie éperdue de faire l´amour, d´offrir du plaisir, d´en recevoir aussi.
Des mots qui seraient couchés là pour votre seul plaisir…mais seulement voilà, ma page reste désespérément vide alors que je la voudrais sensuelle et envoûtante pour vous emporter, et m´emporter moi-même sous l´effet produit…sur vous.
J´ai toujours pensé que nous étions « maître » de notre vie, de nos humeurs et de notre bonheur ; pourtant la vie vient me prouver, jours après jours ces derniers temps que « l´envie de vivre »n´est pas toujours suffisante.
Que certains maux ont plus de pouvoir que tout l´espoir et toute la motivation du monde, je n´en suis pas responsable, je ne peux rien contre ça, je dois l´accepter pour survivre, rebondir, et repartir du bon pied.
Alors hop, je me secoue un peu le neurone, je digère mes maux et quoi de mieux pour reprendre le cours de ma vie qu´une lecture des plus coquine, écrite par un véritable virtuose des mots, et qui ferait, pour un moment, oublier à mon esprit le négatif et laisserait mon corps reprendre possession de mon plaisir, de mon désir, qui lui, s´était un peu enfui, par lâcheté sans doute.
Vite le faire resurgir et m´en servir, ne plus jamais le laisser s´éloigner de moi ce désir. La douleur, la vie est aussi faite d´elle, mieux vaut l´affronter avant de sombrer.
Et voilà que phrase après phrase mon esprit se relâche, se laisse envahir par ces mots cajoleurs et coquins, doux et enivrants ; ma fleur n´y reste pas insensible, le vrai moi reprend le pouvoir, il renaît alors sous mes yeux et bataille avec énergie pour avoir le dessus.
Egoïstement, renouer avec le plaisir devient mon unique obsession de l´instant.
C´est encore les larmes aux yeux que je laisse mes doigts parcourir mon corps, me déshabiller lentement, caressant avec douceur les ondulations de mes courbes généreuses, sans se soucier du reste…Les larmes cessent de couler, le plaisir prend leur place, il va les sécher.
Mon désir de vie est plus fort que tout, j´avais relâché ma garde un temps, j´ai failli m´y perdre, mais je ne suis pas vaincue, je me le prouve à l´instant en noircissant cette foutue page blanche et c´est si bon.
Alors oui, je sais, rien de très érotique dans ce petit texte, à moins que je ne vienne vous chuchoter à l´oreille tout le plaisir que j´ai pris à m´attarder sur ma chatte aux lèvres humides, onctueuses de leur nectar de vie, le fruit de mon excitation. Je me suis fait un point d´honneur à satisfaire, en solitaire, ce désir retrouvé, m´imaginant sous tes yeux, te faisant partager mes gémissements au fur et à mesure de sa monté en intensité. T´entendre me susurrer ces mots qui en un instant savent me rendre folle de désir, perdant toute notion de tout…toute notion de toi…
Mes petits doigts prennent ta place, puis mon précieux ami le sex toy, si jouissif entre mes mains agiles. Il ne te vaut pas, je le reconnais mais c´est un bon substitut pour atteindre une jouissance qui se fait attendre et désirer. Les tensions psychologiques rendent le plaisir capricieux mais pas impossible et je me le suis prouvée en m´offrant cette dose « d´hormones du plaisir » qui m´était si vitale aujourd´hui…
C´était un instant de vie, du 27 octobre 2006 en fin de journée, la page blanche est oublié, pour un temps en tout cas !
réédit 24 Mars 2008
Vos mots à vous..