
8h00 un petit matin de printemps, presque l´été.
Il règne comme une chaude ambiance sensuelle dans l´atmosphère aujourd´hui.
Je sens que la journée va être pleine de petits jeux sexuels, le plaisir sera maître. J´ai cette certitude alors que j´actionne doucement le mitigeur dans la cabine de douche.
Je guide le pommeau et son jet chaud sur les courbes de mon corps déjà plein d´attente.
L´eau chaude et l´envie aidant, je commence à me caresser délicieusement sous ce si précieux liquide, ne délaissant aucun centimètre carré de ma peau mouillée.
Le pommeau de douche est maintenant tout délicatement, mais fermement calé entre mes cuisses appuyant tendrement sur mes lèvres et mon pubis.
Je fais s´écouler doucement mon gel vanillé dans le creux de ma main avant de l´appliquer minutieusement sur moi.
Je débute langoureusement sur mes bras et mes épaules.
Je glisse ensuite sur ma poitrine tendue et désireuse, prenant soin de chacun de mes seins, mes doigts se dirigent ensuite dans mon dos, le frôlant habilement jusqu´au bas de mes reins, s´égarant ensuite sur mon ventre et avant de venir s´attarder sur et entre mes fesses languissantes …non sans avoir oublier de faire vibrer ma taille au passage..
D´une main, je reprends la douchette pendant que l´autre se glisse entre mes cuisses. Mes lèvres sont gonflées, offertes, mon miel se mêle au gel vanillé, accentuant l´effet glissant et doux sur mon sexe palpitant.
Je frémis sous mes attentions, mon corps se détend, savoure.
Le moment est voluptueux, magique…mais c´est à cet instant précis qu´un train de sonnerie me sort de mon plaisir...
Qui peut donc « oser » me téléphoner alors que je suis sous l´eau chaude?
Et de plus, en pleine caresse. C´est cruel mais je dois répondre, mon instinct me le dicte, mon orgasme n´aura pas lieu tout de suite...
Je sors ruisselante de la cabine embuée, passe la porte de la salle de bain, puis devant la baie vitrée. Je suis nue, offerte à la vue de tous pour aller rejoindre le téléphone. Mon corps trempé laisse des traces d´eau ruisselantes tout le long de mon parcours. Le soleil du matin emplit la pièce d´une chaleur rassurante. Je baisse la musique en passant devant la chaîne, elle est maintenant en sourdine.
J´offre un « Allo » assez insipide et très agacé à mon interlocuteur.
Cette voix d´homme, charmante et sensuelle me trouble en un instant. Il me dit bonjour et me demande si je suis bien « Manon ».
«- Oui, bonjour, je suis Manon »
...Et je suis très troublée mais ça j´éviterais de le lui dire, je ne sais même pas qui il est. En revanche, sa façon de me parler me fait déjà fondre, c´est terrible cet effet qu´il a sur moi. En quelques secondes, il ravive le feu, déjà bien allumé qui sévissait au creux de mon ventre. L´envie me prend de continuer à me caresser en lui parlant, il n´en saura rien. Ma main glisse à nouveau sur ma poitrine mouillée. Elle est déjà toute durcie et gonflée d´envie, s’il me voyait. Mon ventre se tend, mes reins se cambrent, il me fait mouiller comme une dingue, mon nectar glisse entre mes cuisses, j´en reste toute chose et je continue mes caresses...
J’entends au loin sa voix qui m´explique qu´il a pris la liberté de consulter mon dossier et qu´il est très intéressé par mon cas; le tracé de mon dernier E.E.G lui laisse penser que je serais parfaite pour l´étude qu´il va bientôt entreprendre.
Il me dit qu’il s´agit de recherches dans le cadre d´une étude sur le cerveau. Il veut prouver la capacité qu´a celui-ci à libérer des hormones qui apportent le bien-être, amoindrissent les sensations douloureuses, calment les migraines...
Je repense soudain à l´homme qui m´avait tant troublé avant-hier à l´hôpital, il était là, dans la pénombre, derrière la porte du labo. Il m´observait pendant l´enregistrement de mon électroencéphalogramme.
J´étais étonnée de le voir là, en train de me regarder, en cachette. Il avait un charme fou, l´excitation ne s´était pas faite attendre. Mon cœur s´était emballé et des idées très coquines avaient pris possession de mon esprit; j´en avais presque oublié le lieu et l´examen en court.
Et si c´était lui cet homme-là ?
À cette idée tous mes sens s’activent un peu plus encore. Mon plaisir devient plus intense, mes doigts sont guidés par ses paroles, même sages elles me font un effet merveilleux. Je crois que je vais jouir avec ce médecin à l´autre bout du fil, c´est très excitant, mais s´en rendra-t-il compte ??
J´espère bien que non... Je vais faire de mon mieux pour être discrète, je ne voudrais tout de même pas trop le troubler... Jouir en silence ne sera pas aisé.
Toute à mes pensées et caresses simultanées, je l´entends à peine alors qu´il me propose de le rencontrer,
« - Ce soir, 20h00, demandez le Docteur F..., service de Neurologie au 2ème sous-sol » me glisse-t-il d´une voix suave avant de raccrocher, sans un mot de plus, sans même attendre une réponse de ma part; je le trouve assez culotté …cela me plait beaucoup.
Cet appel m´a excitée, mais aussi inquiétée; comment un inconnu peut-il avoir consulté mon dossier médical, avoir mon numéro de téléphone et donc savoir que j´ai passé cet examen?
C´était dans le cadre d´un dépistage auquel tous les membres de ma famille ont dû se soumettre...
Mais qu’importe...pour l’instant mon plaisir monte... je vais me consacrer entièrement à lui, sans même retourner dans ma salle de bain.
Je me glisse, encore toute mouillée, sur le canapé, et m’installe confortablement tout en continuant à me masturber sans aucune retenue. Mon corps se cambre, s’arc-boute, des gémissements s’en échappent et emplissent le lieu de la douce mélodie du plaisir.
Ma jouissance monte, monte, me tourne autour, me fait languir, l’impatience me gagne mais qu’il est bon de faire durer ces minutes-là, entre plaisir et orgasme... S’en suivent de longues minutes semi-orgasmiques, minutes avec lesquelles je joue habillement, jusqu’à la libération divine. De longs spasmes jouissifs s’emparent alors de mon corps, me faisant gémir, râler, crier sous le plaisir que m´offre mes propres doigts. Mon nectar translucide s´échappe encore et encore de mon sexe, il ruisselle entre mes cuisses, témoignant sans doute possible de mon état d´excitation ainsi que du plaisir qui a traversé tout mon être. Mon souffle est court, mon esprit embué et je suis bien, si bien..
...Un peu plus tard, une fois le plaisir savouré et mes esprits retrouvés, un coup de fil à l´hôpital m´apprend qu´il y a effectivement un docteur de ce nom-là dans l´établissement. J´avais inconsciemment besoin de vérifier…
Il travaille effectivement dans le service où je suis suivie, mais aucune recherche n´est en court selon la surveillante...; en revanche, mon dossier a disparu et ils ne savent pas se l´expliquer, elle est confuse, elle voulait justement me téléphoner.
Il m’a troublée ce médecin, perturbée...
Le reste de la journée s´écoule en pensant à sa voix, y associant le physique de l’homme qui m’observait dans l’ombre quelques jours plus tôt à l’hôpital. Mon esprit s´égare encore…
Il était brun, les cheveux très courts, un corps tentant et un regard à vous faire fondre…
...Mais bon sang Manon, soit réaliste, il est impossible que cela soit lui.
J’en rêve éveillée, je le vois déjà me faisant l’amour sur son bureau, ou même sa table d’examen...
Mon travail du jour en pâtit, je ne suis bonne à rien à me laisser distraire de la sorte.
J’hésite tout l’après-midi, j’y vais, je n’y vais pas... Je me dis aussi que c’est peu être une mauvaise blague venant de l’un de mes collègues. Nombre d’entre eux sont au courant de mon examen à l´hôpital, ils aiment bien me taquiner, me faire marcher...; si c’est le cas, je suis bel et bien tombée dans le panneau. Ma curiosité va grandissante pour cet homme, tout comme mon désir.
Je suis loin d´être rassasiée, mes pensées pour ce médecin m´obsèdent, je suis maintenant certaine que c´est bien lui « l´inconnu voyeur » d´avant-hier.
...20h00, me voilà sur le parking pour rejoindre le 2ème sous sol, j´ai sans doute l´air un peu perdue en longeant le bâtiment principal.
Je me suis vêtue simplement, naturellement plutôt, ne voulant rien faire de plus pour le séduire... n´étant même pas certaine que ce serait bien lui.
Un souffle chaud glisse sur moi, je me sens bien, je vais enfin « savoir ».
J´entre dans le hall d´un pas assuré, je file directement vers les escaliers. Je n´ai aucune envie de prendre l´ascenseur pour descendre deux étages mais je m´y perds un peu. J´arrive alors dans le service par une issue de secours, je ne sais vraiment pas comment je me suis débrouillée mais j´évite ainsi le bureau d´accueil.
J´ère un peu dans le couloir désert, le lieu est calme, j´observe les noms de médecins sur les portes. J´aimerais trouver seule la bonne, la sienne.
Le seul bruit perceptible est celui d´un clavier sur lequel des doigts pianotent, sans grande habileté vue la vitesse, ce n’est donc pas une secrétaire.
Je me laisse guider par ce léger bruit, j´arrive à une porte, elle est entrouverte, il n´y a aucun nom dessus. C´est là que je l´aperçois, le nez plongé sur son clavier, le regard fixé sur l´écran. Il est terriblement sexy, mes sens s´affolent. Aux bruits de mes pas, il relève la tête et semble très surpris, me disant d’une voix timide que personne ne l´a prévenu de mon arrivée.
Sa réaction me le confirme, c´est bien moi qu´il attend, je ne me suis pas trompée mais mon arrivée surprise le décontenance complètement, il en perd ses mots, rougit même un instant.
Tout perturbé qu’il est, il m´avoue qu´il a eu un coup de foudre en me voyant avant-hier, qu´il avait senti mon trouble alors qu´il m´observait, que tout ce qu´il m´a dit ce matin n´est que pure invention. Il n´effectue aucune recherche bien qu´il soit reconnu que les orgasmes soient bénéfiques...
Sa franchise me plait beaucoup même s’il a pas mal menti pour en arriver là.
L´amour et le désir font faire bien des choses, j´ai très envie de l´excuser, lui pardonner alors qu´il ne m´a encore rien demandé.
Il se dit confus de toute cette histoire, il regrette de s´être servi de son statut de médecin pour me joindre. Il me propose un repas en tête à tête pour que j´oublie tout cela. Mais je n´ai pas envie d´oublier, j´aime son désir pour moi et cette façon maladroite de me contacter m´a profondément émue.
Il se lève et va ouvrir la porte, il m´invite à passer devant lui pour sortir.
...mon corps est en ébullition d´être si prés de lui. Pas une âme, pas un bruit dans le couloir, il me laisse le devancer. Je sens son regard qui me dévore. Je décide de reprendre l´issue de secours pour éviter l´ascenseur. Passé la porte de l´escalier, il saisit ma main et m´attire dans un autre couloir dont je n´avais même pas vu l´entrée, juste là sur ma droite.
Il n´y a pour seule lumière dans ce petit entre couloir que celle du boîtier « Issue de secours », il diffuse une légère lumière blafarde. Elle est à peine suffisante pour que je puisse deviner son visage qui se rapproche doucement de moi. Son corps me frôle, ses mains sur mes hanches me font reculer jusqu´à sentir dans mon dos un obstacle, un mur sans doute.
Je n´ai toujours pas dit un mot, lui non plus, une de ses mains passe sur mon ventre tandis que l´autre glisse dans mon dos avant de sensuellement se saisir de mes fesses, m´attirant tout contre lui au passage.
N´écoutant que mon désir, je laisse mes lèvres fondre vers lui, sur lui, je goutte les siennes, les cajolent, un baiser tout timide voit le jour, puis très rapidement il prend de l´assurance et se transforme en baiser passionné, nos langues se mêlent, s´emmêlent, je mordille ses lèvres avant de descendre à la découverte de son cou.
Mes mains entre en action et déboutonnent sa chemise avant de se perdre sur son torse, son ventre, je sens sous mes doigts ses abdos bien dessinés, sa peau est douce malgré la chair de poules qui a prit possession de ses tétons tout durcis de désir et d´excitation…
Ses mains s´aventurent avec passion sur les courbes de mon corps, j´ai l´impression de vaciller sous ce plaisir; mes sens s´affolent, mon corps le réclame, lui intime par de petit signaux de venir me prendre, me faire l´amour, juste là dans ce couloir, au risque d´être surpris en pleins ébats. Je perds toute notion de ce qui est bien ou non, de ce qui se fait ou pas… j´ai juste envie qu´il me fasse l´amour, plus rien d´autre ne compte à cet instant.
Nous échangeons un regard et nous nous comprenons sans un mot; il se sépare de ses vêtements pendant que je fais de même, nous voilà nus et pleins d´excitation dans ce couloir presque noir et totalement désert… Il me saisit par la taille et me soulève délicatement pour aller déposer mes fesses nues sur le rebord d´une cabine téléphonique qui se trouve juste là, le mur dans mon dos, c´était elle; il écarte doucement mes cuisses, glisse sa main du creux de mon genou jusqu´à mon sexe palpitant, il effleure mes grandes lèvres, passant et repassant sur tout leurs longs avant de les entrouvrir avec deux doigts et de venir caresser les petites….mon cœur bat de plus en plus fort, mon corps se cambre.
D´un geste sur, il abandonne ma fleur, se rapproche de moi et vient plaquer sa queue tendue entre mes cuisses, entre mes lèvres…
Ma cyprine l´accueille avec plaisir, il la fait glisser ainsi, de haut en bas pour mieux tenter et rendre impatiente ma chatte désireuse.
Elle a envie d´être pénétrée par ce sexe turgescent qui mouille lui aussi abondamment. J´ai tant de désir pour lui que je laisse ma main se faufiler vers nos sexes et se saisir délicatement du sien pour le guider juste là entre mes lèvres. J´ai très envie de sentir que ma fleur l´aspire, l´emprisonne et le rende fou de désir…
J´ai ce désir de sentir mon sexe se contracter autour du sien…je fais un instant jouer son gland sur mon clitoris avant de le guider un peu plus bas dans ma grotte aux plaisirs. Je le fais me pénétrer très lentement, des picotements de plaisir m´envahissent…
Je le sens totalement désireux, comme envoûté par ma petite personne…
Une sonnerie agressive retentit…il est 7h00, c´est mon réveil qui met fin à ce si délicieux rêve, un peu frustrée je me dis qu´il serait bien que je tente de retrouver celui qui m´observait ce jour-là…
Hum oui !
Soleildejuillet, textes et photos déposées
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Soleildejuillet, Mars 2006



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