Bonjour,
Envie de partager ce texte, nous l’avons écrit à trois…6 petites mains associées pour un doux moment de plaisir…
Je crois pouvoir dire que nous y avons tout trois prit grand plaisir, je remercie du fond du cœur mes deux compagnons d’écriture pour tout cela…et bien plus encore.
Ils m’ont et me font toujours vivre de bien beaux moments, je les aime, j’espère qu’ils le savent…
Au fil des mois ils ont su prendre tout naturellement, une belle place dans ma vie virtuelle…virtuelle cette vie là, mais si réelle pourtant, à bien y réfléchir.
Etant moins joueuse qu’Elle je vais vous dévoiler que je me suis, pour ma part, glissée dans la peau de Mya, ses mots sont donc les miens…
Elle, celle qui a écrit les mots de Zaan, c’est une femme qui m’a tout de suite plu, comme un coup de foudre qui ne s’explique pas et qui ne doit surtout pas l’être…elle est également la seule femme avec qui j’ai jamais écrit…
Lui, c’est son doux paradoxe à Elle, mais pour qui j’ai également eu un magnifique coup de foudre, coup de cœur.
Merci vous deux, je vous embrasse, quand à vous, cher lecteur, j’espère que cette histoire, bien qu’un peu longue vous plaira, vous emportera…
Dans la colonne ci contre, vous trouverez les liens vers leurs blogs respectifs, je vous fait confiance pour découvrir qui ils sont..
Baiser ensoleillée…et maintenant, c’est avec une belle émotion que je vous dévoile nos mots…

Il était une fois…une nuit à Syrthe

Zhaan :"La nuit commence à tomber sur Syrthe.
En cet hiver glacial, les nuages bas et lourds forment très rapidement, en fin d'après-midi, comme une chape sur la cité.
Il ne reste alors plus personne dans les rues, très tôt, vers 16 h 00.
C'est à cette heure que Zhaan arrive aux portes de la ville.
Comme à son habitude, elle a marché toute la journée, et lorsqu'elle arrive en haut de cette dune d'arbres qu'elle a escaladé ardemment, elle est soulagée de découvrir enfin quelques lumières, même blafardes, au fond de cette plaine.
Juste devant elle, s'étend la cité de Syrthe, déjà presque endormie.
Elle s'asseoit un instant et ôte ses gants violine, son majeur est entouré par cette bague incrustée d'une émeraude qu'elle chérit tant, sa claddagh.
S'en même s'en rendre compte, elle la fait tourner sur son doigt, machinalement.
Elle délace ses cuissardes jusqu'aux chevilles pour masser ses jambes à travers le tissu de son caleçon noir et satiné.
Tout en jetant un regard perçant sur la plaine, ses mains remontent doucement vers ses cuisses généreuses, frôlant son entrejambe, ce qui lui donne un frisson dans le ventre.
Elle attrape alors une gourde dans son sac et porte le goulot à ses lèvres, pulpeuses et rendues rouge sang par le froid.
Elle se relace et avant de franchir les derniers mètres qui la sépare de la cité, elle caresse sa cicatrice, celle de son visage, en faisant glisser son doigt d'un bout à l'autre, comme pour retenir le chemin qu'elle prend sur sa figure.
Arrivée devant une taverne, deux hommes en sortant, vraisemblablement éméchés, la bousculent sans vraiment
A l'intérieur, l'ambiance est chaude.
Les clients, essentiellement des hommes, rient et parlent fort en soulevant leurs choppes, les serveuses, avenantes, sa faufilent tant bien que mal entre les tables.
Dans un coin, deux musiciens distillent une musique baroque, l'un deux croise le regard de Zhaan.
Quelques visages se tournent vers elle lorsqu'elle prend place à une table :
"un étranger...un voyageur sans doute, sans attache..." semblent-ils se dire.
Zhaan s'est installée à côté de la cheminée où un brasier dort, bientôt attisé par quelques bûches. Une femme vient de les y déposer. Les flammes jaillissent.
Zhaan rejette sa capuche en arrière et dénoue les liens de sa cape.
Le brouhaha général se calme un instant..."Une femme, c'est une femme..." Zhaan ne s'en préoccupe pas, et prend sa commande auprès de la serveuse, celle qui a attisé le feu, elle lui sourit et Zhaan lui rend ce sourire, le premier depuis qu'elle est entrée.
Elle est servie très rapidement et son repas terminé, elle se cale dans sa chaise et observe autour d'elle.
Ses yeux verts se promènent dans toute la pièce, relevant chaque détail : une tablée de plusieurs hommes, des paysans sans doute, quelques marchands et puis, à l'opposé de sa propre table, son regard s'arrête sur trois personnes, une femme et deux hommes, plus aisément vêtus, sans être princiers
Un des hommes lui tourne le dos mais elle distingue bien les deux autres assis en face.
La jeune femme sourit d'un air complice à l'homme en face d'elle, tout en jetant des oeillades explicites à celui assit à côté d'elle.
Ce petit manège amuse Zhaan, qui sourit.
Elle tourne alors son regard vers les flammes et se laisse envahir par leur danse."
Son doux paradoxe: Soudain entre dans la taverne un homme….assez grand….vêtu de noir de la tête au pied…..un long manteau ….seul sa ceinture brille et ressort dans la noirceur de ses vêtements….
Une arbalète qu’il porte sur ses épaules…..les doigts de sa main gauche enrobés dans des pansements laissant voir du sang…..
Il n’est pas du coin….pas du tout du genre de la région…..
Comme a chaque entré d’un étranger…..tout comme lorsque Zhaan est entrée…un long silence apparaît…..long silence a dévisager le nouvel entrant….
Il s’asseoit a une table dans un coin….la serveuse s’approche de lui…..
"Y a-t-il des loups dans la région ?" demande –t-il d’une voix calme….
"Comme partout" lui répond la jeune femme.
L’homme est mystérieux….il ne parle guère….mais use de son regard dans les yeux de la serveuse….troublée……
"Y en a même plus qu’ailleurs des loups,c’est de la vermine….ils mangent nos troupeau"…..lui dit un client….un paysan du coin ….sans s’adresser directement a lui…mais a ceux de sa table..
La serveuse….troublée….lui demande d’un air ailleurs:…. "Voulez vous que je soigne votre main….qui a bien pu vous faire cela?"….
"Une louve"…lui répondit il…..tout en la regardant dans les yeux
Le paysan bougonnant dans sa barbe "qu'est ce que je disais....pfffff"
L'étranger....souriant légèrement a ses mots....."a certains moments les femmes se font louve" lança-t-il en direction de l'homme puis revenant aux yeux de la serveuse.....hypnotisée.....
Le tenancier la voyant ainsi l’a rappelle à l’ordre pour servir les autres clients…..elle part troublée......
L’homme, lui, baisse les yeux….fixant la table….et ne disant un mot…..sans même jeter un œil au reste de la salle….
Mya :..Mya la serveuse, est née à Syrthe, il y a environ 25ans, elle a grandit dans cette vallée sans jamais
se défaire de leurs mains baladeuses. Il faut dire qu’elle plait aux gars la petite, dans un premier temps, son sourire charmeur et son regard de braise charme. Ce qu’elle dégage et sa poitrine généreuse font le reste. Son corset, qu’elle porte sous un chemisier largement décolleté lui donne un port de reine. Ses longs jupons, bien que très épais ne masque rien des
formes généreuses de la jeune femme.
Mya fait l’unanimité auprès de la gent masculine de toute la cité de Syrthe.
Elle est pourtant bien connue pour son caractère affirmé. Il faut croire que ça plait qu’elle ne se laisse pas faire cette enfant là. A ce jour, peu d’hommes peuvent se vanter d’avoir eue ses faveurs. La rumeur dit d’elle qu’elle détient un pouvoir tout particulier, hérité de son arrière
grand-mère, Malvina. Selon les anciens, son don agirait, aussi bien sur les hommes que sur les femmes… mais également sur les animaux. Elle a, selon eux, la faculté de les apprivoiser sans un mot, son regard est son pouvoir le plus puissant. Les loups seraient soit disant ses amis favoris. Elle aurait souvent été aperçue dans la forêt, les nuits de pleine lune. Certain
lui prête même une aventure avec un homme loup, que personne n’a jamais vu bien entendu…
Rarement des étrangers arrivent jusque ici. La cité est un peu reculée, perdu au milieu de nulle part, coupée du reste du monde.
En cette fin de journée, voilà déjà deux visages inconnus qui débarquent dans le « petit royaume » de Mya. C’est tout naturellement qu’elle offre un sourire à cette femme, elle lui semble un peu sauvage, ou solitaire plutôt, son regard vert, sous sa cape a trompé tous les hommes à son arrivée, mais pas Mya qui fut ravie du sourire reçu en retour. Elle n’avait pas encore vue la bague à cet instant là.
A son entrée dans la taverne, l’homme en noir et son arbalète ont éveillé bien des souvenirs à sa mémoire. Surgissant du passé, les mots de Malvina lui cognaient dans la tête, doucement mais sans discontinuer. Elle s’attendait maintenant à la visite d’une femme avec une« claddagh » au doigt, mais aucune autre femme ne passa la porte après lui, seulement des
hommes.
Etrangement, cet homme lui fait penser aux dernières paroles de son arrière grand-mère, dans un dernier souffle celle-ci lui avait glissé :
« Mya ,ma chère enfant, un beau jour ton chemin croisera, a quelque minutes d’intervalle, celui d’une femme, sa « claddagh » au doigt et celui d’un ange noir, il portera une arbalète. C’est ce jour là que ta vie prendra un nouveau tournant, ne l’oubli jamais et soit très attentive ma belle… »
Juste avant de s’éteindre, Malvina avait alors glisser dans la main de Mya sa bague «Saphir-soupir» si chère à son cœur, offerte par un amant, bien des années avant.
Sortant de ses pensées, Mya s’avance vers l’ange vêtu de noir pour l’accueillir. Son regard la pénètre déjà. Il lui pose des questions sur les loups du coin, mais que veut-il donc ?... les chasser…les apprivoiser ... ?
Il a une vilaine blessure à la main, une louve selon lui. Mya veut en savoir plus. Comment une de ses amies de la forêt auraient bien pu faire cela, à moins d’y être contrainte…suite à une attaque peu être…
Mya se pose mille et une question tout en lui proposant de le soigner, elle le dévore des yeux, captivée. Le tavernier lui fait signe de s’éloigner de lui, elle se dirige alors vers la table de l’étrangère. En débarrassant son assiette, elle voit sa main…la bague… c’est donc elle…le jour tant attendu est enfin là.
Un sourire prend vie sur ses lèvres fines.
Zhaan :"Zhaan s'est assoupit en regardant le feu, les flammes ont ce pouvoir sur elle, un pouvoir presque hypnotique......
Elle a dû plongé dans un état semi-comatique un instant, car elle a à l'esprit une rêverie, certainement très courte, d'à peine quelques minutes, à en juger par la taille encore raisonnable de la bûche dans la cheminée.
Elle s'est revue sur cette île, enfant, il y a longtemps maintenant.
Les odeurs de l'océan, le vent sur son visage, sa main dans la sienne, elle a tout ressenti comme si elle y était encore et ce doux souvenir la fait sourire.
La main de son père...elle a tellement besoin de la sentir encore...sept ans, cela fait sept ans qu'il est parti...la claddagh qu'elle porte à son doigt est tout ce qui lui reste de lui, il le lui a donné à la mort de sa mère, dont elle ne se souvient pas, elle était si jeune...son
seul amour est elle dorénavant et le symbole de cet anneau est encore plus fort entre un père et sa fille, leur complicité, parfois sans un mot, parfois dans de longues conversations à n'en plus finir, la connivence de leurs deux esprits, tout cela est gravé dans la mémoire de Zhaan.
La mort de son père avait précipité son évasion, lui avait donné le courage de courir vers sa liberté…C'est finalement sur les chemins qu'elle s'était trouvée, qu'elle s'était retrouvée, libre et rebelle, écorchée mais vivante.
Zhaan tourne à nouveau la tête vers la salle, toujours aussi bruyante.
La serveuse au sourire ravageur est devant elle, fixant sa main, puis son visage, tour à tour.
"Désirez vous autre chose ?" lui demande-t-elle d'une voie tremblante, alors que ses yeux brillent d'une lueur étrange.
"Oui, je cherche un endroit pour passer la nuit, cela est-il possible ici ?" répondit-elle.
"J'ai bien peur qu'il ne reste aucune chambre, à cause du marché d'hiver, il a commencé hier et l'endroit est complet..."
Elle semble réfléchir et reprend : "Je connais un endroit près d'ici, sommaire mais chaud.
Je termine mon service dans une demi-heure, si vous voulez bien m'attendre, je vous y accompagne."
Zhaan hoche la tête en signe d'approbation. "Je m'appelle Zhaan" rajouta-t-elle.
"Moi, c'est Mya" répondit la serveuse, toujours son sourire charmeur sur les lèvres.
Mya...Ce prénom lui va à merveille, doux comme son sourire et passionné comme son regard, voluptueux comme ses cheveux, relevés pendant son travail mais Zhaan les imagine bien retombant sur ses épaules, encadrant son visage mutin.
Mya a reprit ses occupations et Zhaan aperçoit alors l'homme en noir, assis à une table.
Il a du entrer lors de son assoupissement car elle ne l'a pas remarqué lors de son arrivée.
C'est un étranger, comme elle, les regards tournés vers lui ne trompent pas.
L'homme a le visage dans son écuelle, Zhaan en profite pour le détailler. De grandes bottes…un sédentaire...tout de noir vêtu...facile pour se faufiler dans la nuit...seule sa ceinture éclatante pouvant attirer l'oeil.
Sa main gauche est blessée...un chasseur peut être...l'arbalète renforce cette hypothèse...
Au moment où cette pensée l'effleure, il relève la tête et Zhaan en profite pour plonger son regard dans le sien, comme elle aime le faire, sa façon à elle de nouer le contact.
L'homme soutient son regard sans broncher, ce qui lui plait d'emblée.
Elle ne baisse pas les yeux non plus et ils s'affrontent ainsi pendant quelques secondes. La bûche craque dans la cheminée, ils cessent leur duel au même instant pour la regarder.
Quelques minutes plus tard, Mya revient, sans son tablier, un manteau sur ses
épaules.
Alors qu'elle parle à l'homme, toujours assit, ce dernier jette un oeil à Zhaan et lui décroche un sourire, franc, presque complice, un sourire qui éveille son instinct féminin.
Zhaan, sûre d'elle, se lève, remet sa cape, prend son sac et se dirige vers eux en souriant."
Mya :Mya n’a cessé d’observer Zhaan du coin de l’œil. Elle trouve cette femme au regard perçant très mystérieuse. Une aura magnifique l’entoure. Elle y est très sensible. Après leurs quelques mots échangés elle se sent si troublée.
Mya espère qu’il y aura des chambres de libre chez Honoré. Elle-même ne sait pas encore où elle passera
et dormir ainsi, à la belle étoile, au clair de lune. Les soirs de pluie, sa hutte en bois
dans le même lieu puisque c’est aujourd’hui que le court de sa vie va changer, avec ces deux étrangers.
…L’ange noir aussi…il faut qu’elle s’arrange pour qu’ils se retrouvent tout les trois. Elle désire savoir en quoi ils vont modifier le court de sa vie.
Elle se sent si excitée à cette idée. Malvina se trompait si rarement. Elle repense à son enfance et à cette arrière grand-mère si spéciale, une ensorceleuse aux yeux de beaucoup. Sa sensibilité à fleur de peau lui permettait de ressentir et prévoir bien des choses….
Le temps passe vite, elle termine son service et va chercher sa lourde et chaude cape. En traversant la salle, l’ange noir lui fait signe…Il lui dit d’une voix toute douce qu’il aimerait passer la nuit ici. Cette idée la chavire…cet homme et elle, une nuit ensemble.. doux rêve que voilà… Mais, elle lui explique alors ce qu’elle avait précédemment dit à Zhaan. Puis lui propose de les accompagner elle et Zhaan qu’elle lui désigne d’un signe de tête. Au même instant, celle ci est en train de les observer.
Tout en acceptant la proposition de Mya il offre un sourire à Zhaan qui se lève pour venir vers eux.
- Zhaan, je te présente Shaolin. Il va nous accompagner, lui aussi cherche un lit pour la nuit. Cela ne te dérange pas.
Sa question n’en est pas vraiment une, Mya a déjà décidé et Zhaan le ressent très bien.
Dehors, un vent pénétrant les prend au corps, il les glace sur place. Instinctivement ils se rapprochent les uns des autres. Ils avancent côte à côte, en se tenant chaud, Mya, qui est au centre se sent étrangement troublée. Elle les guide dans les ruelles étroites de son bourg. Il fait nuit noire, la cité est presque effrayante ainsi. Quelques minutes de marche à bonne allure les conduisent devant une petite Auberge, à l’écart du centre. L’agitation des festivités du marché d’hiver qui débute n’est pas présente ici. Le lieu est totalement désert et la porte close. Mya ne semble pas étonnée et frappe vigoureusement à la grande porte en bois, un sourire aux lèvres.
Un homme à la mine renfrognée vient ouvrir la porte, il semble prêt à mordre. Mais à la vue de la jeune femme, son regard se radoucit, ses yeux s’allument. Il ouvre grand les bras et se saisit de Mya pour l’attirer à lui et l’embrasser tendrement.
- Ma petiotte, qu’est ce que tu fais dehors à cette heure et par ce froid en
plus ? Entrez vite les enfants !
Elle lui explique qu’elle cherche trois chambres pour elles et ses amis. Honoré lui demande à voix basse si elle a confiance en ces étrangers là…
Elle dit que oui, sans hésitation. Honoré lui dit alors d’un air désolé qu’il n’a que deux chambres… Mya répond que c’est parfait, qu’elle trouvera refuge ailleurs pour sa part. Mais Zhaan lui propose de partager la chambre avec elle, ce qu’elle s’empresse d’accepter. Tout trois suivent l’homme dans le couloir, montent l’escalier et ce retrouve dans une sorte de hall magnifique, le lieu est magique. Enfant Mya adorait s’y amuser, jouant à
Car c’est ici qu’elle a grandit, Honoré est son oncle et cette auberge était celle de Malvina.
Honoré ouvre une porte sur la gauche et présente la chambre aux femmes, un feu brûle dans la cheminée. Près de la fenêtre au volet déjà clos, une grande table en bois, trois chaises et un petit banc. A droite un grand lit à baldaquin, il leurs semble immense. Ses tentures sont mauves et d’une douceur incomparable. Elles auront assez de place leurs assure Honoré tout
en invitant Shaolin à le suivre dans la chambre juste en face. Il se retourne vers les femmes et leurs souhaite une douce nuit. Il commence à sortir mais se ravise et revient vers Mya, il la remercie chaleureusement de l’avoir aidé, son regard sur elle est si doux. Elle chavire et en perd un peu ses mots pour lui proposer de venir se joindre à elles une fois installé
- Si vous n’êtes pas trop éreinté bien entendu ?....Un sourire aux lèvres il accepte et dit qu’il reviendra dans une trentaine de minutes…
Son doux paradoxe: Shaolin entre dans sa chambre. Un grand lit a baldaquin trône au milieu de la pièce .Il fait chaud,il s’approche de la fenêtre et regarde un long moment la rue déserte…Il repense a ses deux femmes,si près de lui a cet instant.
De les imaginer toutes les deux dans ce lit, son instinct de mâle se réveille, il se met a rêver…un instant sur son lit…..mais de quoi rêve-t-il ?....il est si mystérieux…
La fatigue aidant, il s’assoupit un instant,ôte son long manteau…ses gestes sont lent,doux….sans aucune rapidité….
Il retire ses vêtements un a un…ils sont un peu mouillés et en profite pour les faire sécher contre un poêle se trouvant dans le coin de la chambre…il .se met complètement à nu dans les draps…pour se reposer un moment avant de les rejoindre….
Pendant ce temps….les deux femmes s’installent dans leur chambre….elles se dévisagent du regard….
Zhaan :"Zhaan regarde......savoure Mya, elle la regarde se déshabiller dans cette chambre silencieuse, faisant glisser ses vêtements dans un léger bruissement, découvrant ses courbes généreuses et douces.
Elle avait su, dans cette taverne, à l'instant où elle s’était levée pour les rejoindre que la nuit qui s'avançait allait être merveilleuse, son instinct ne la trompait pas, comme d'habitude.
Dehors, elle avait senti leur chaleur, leur désir endormi mais présent, leur soif de toucher, de savoir, de voir et cette petite serveuse marchant entre eux, se déplaçant majestueusement, serrée contre eux, l'avait enivré de son parfum.
Lui, ange noir et mystérieux..... ses yeux profonds et magnifiques lui faisaient déjà deviner ses gestes, sa douceur, son ardeur......
L'excitation l'avait encore plus gagnée lorsqu'elle avait découvert les lieux où ils allaient passer la nuit, cette nuit, leur nuit......la couleur du lit à baldaquin, le feu dans la cheminée....douceur et chaleur.
Zhaan sourit, toujours en regardant Mya.
Elle prend alors son sac et dit à Mya, assise sur le lit maintenant et vêtue d'une chemise d'un bleu très pâle, s'arrêtant aux genoux, ample mais les formes de Mya touchant le tissu, ça et là.....ses fesses, ses hanches, ses seins........
"Connaissez vous cette boisson chaude et réconfortante que l'on nomme thé, j'en ai ici.
Y-a-t-il une écuelle ici où l'on pourrait faire chauffer de l'eau ?"
Mya ne répond et ouvre tout de suite un placard situé à côté de la cheminée, en sortant un récipient. Elle le remplit à l'évier placé derrière la porte et le met à chauffer sur le feu.
"Je vais m'en occuper, ajoute Zhaan.
Allez donc voir comment se porte notre ami Shaolin en attendant et je vous rejoins dès que c'est prêt."
Mya sort de
En attendant l'ébullition de l'eau, elle se déshabille à son tour, posant ses vêtements un par un sur une des chaises.
Elle est nue, les flammes se reflètent doucement sur elle, lui caressant la peau et les cicatrices s'y trouvant, souvenir de cette captivité passée, mais toujours présente sur elle, en elle.
Elle se souvient, plus jeune, d'une femme, de passage au château, où son père et elle étaient retenus, une femme étrange......elle avait vu ses cicatrices et lui avait proposé de les faire disparaître........cette femme était certainement un peu sorcière......ou bien une fée......
Zhaan se souvient de sa gentillesse, de son regard serein sur elle......ne la jugeant pas sur ses apparences monstrueuses pour certains.......seul son père avait ce regard avec elle à l'époque.....elle se souvenait donc bien de cette femme, elle n'avait jamais su son nom......elle était repartie très vite.......
Zhaan avait donc refusé sa proposition, déjà, à cette époque, elle savait que ces traces faisaient partie d'elle, qu'elles seraient toujours là, même invisibles pour les autres......elle en était même un peu fière.
Et puis maintenant que son père n'était plus là, elle les lui rappelai.
Car c'était lui, et lui seul qui l'avait soigné, qui avait pansé ses blessures, les morsures du fouet qu'elle avait reçu pendant de longues journées, parce que, déjà rebelle, elle refusait de se soumettre, préférant souffrir dans sa chair mais ne pouvant se résigner à vendre son âme.......
Son père l'avait compris, il avait bien été le seul.......et il l'avait soigné, pendant des mois entiers, alors qu'elle était agonisante.......
Pourtant, elle se souvient inconsciemment de moments de douceur.....elle se souvient de ses mains aimantes étalant l'onguent qui allait la guérir, de ses paroles douces à son chevet, des poèmes qu'il lui récitait.
Sa guérison, sans nul doute, c'était son amour pour elle qui le lui avait apporté, il l'avait sauvé et ces mois les avaient encore plus rapproché, renforçant d'une façon tellement forte leur lien qu'à sa mort, Zhaan n'avait ressenti aucune tristesse, elle savait qu'il était toujours là, qu'il serait toujours là, pour elle.
C’est pour cela que Zhaan ne voulait pas oublier..............et l'étrange dame n'avait pas insisté.......
Zhaan, sortant de ses souvenirs, se poste devant le feu et ferme les yeux, respirant la chaleur des braises sur elle, elle se laisse envahir peu à peu....si elle s'allongeait, elle s'endormirait....mais un frisson la parcourt, partant de son ventre, passant par ses reins et finissant dans ses seins. Le chemin est délicieux et Zhaan s'humecte les lèvres de plaisir.
Elle a envie d'elle, de lui, d'elle et lui, de lui avec elle, d'elle avec lui, d'elle avec elle, de regarder, d'être regardée, de leurs caresses, l'un pour l'autre, les uns pour les autres, tout ça à la fois.....et toutes ces images la font déjà basculer......
L'eau s'échappant par dessus l'écuelle lui fait rouvrir les yeux. Elle attrape un chiffon posé là sur la table et prend l'écuelle, verse l'eau sur le thé déposé dans un récipient adéquat, qu'elle a toujours avec elle. Elle se rend au placard et trouve ce qu'elle cherche, des tasses assez larges, quelques morceaux de sucre et un plateau.
Une fois prête, elle s'approche de la porte et l'ouvre.......la fraîcheur du couloir lui rappelle son corps totalement découvert......elle hésite un instant puis décide de retourner chercher sa cape dans sa chambre, elle s'enveloppe avec et reprend le plateau d'une main, serrant sa cape contre ses seins de l'autre main.
De l'autre côté du couloir, elle écoute à la porte de Shaolin un instant....rien, pas un bruit......
Doucement, elle fait tourner la poignée, lâchant du même coup sa cape qui s'entrouvre.....elle entre."
Mya :Alors qu’elle traverse le couloir, les pensées de Mya se bousculent dans sa tête. Zhaan n’avait pas cessé de la regarder, intensément, elle en était presque mal à l’aise mais elle avait aimé cette émotion…
Le regard de cette femme est si captivant qu’elle avait mit un certain temps avant de remarquer la cicatrice sur son visage. L’aura de Zhaan vous enveloppe et vous fait oublier ce détail, il fait partie d’elle et c’est ce qu’elle dégage qui prend le dessus. Son regard pénétrant masque sa cicatrice, lui donnant une importance moindre. C’est sans aucun doute sa force…
Il revient à l’esprit de Mya le moment où, en se déshabillant elle a fait passer son bustier sur ses épaules… un faux mouvement lui avait fait libérer ses longs cheveux bruns, ils étaient venus se déposer en cascade dans son dos et sur sa poitrine opulente, cachant ses formes, et lui laissant ainsi la possibilité d’enfiler sa chemise.
Elle l’avait sentie, Zhaan n’avait pas loupé une miette de cette scène. Il me semble même qu’elle a aimé me voir ainsi… que ça l’a excité se dit Mya en faisant les quelques pas qui la sépare de la porte de Shaolin….
Cet homme dégage une certaine brutalité, mais elle est empreinte d’une douceur infinie, Mya aime ce joli paradoxe. Les contradictions lui plaisent, elle-même en a beaucoup qui sévissent en elle.
Elle pose sa main sur la poignet, s’apprête à ouvrir mais voit sa bague « Saphir-Soupir » qui se met tout a coup a briller de mille feux, une douce chaleur l’envahit du même temps, c’est un signe…elle est sur la bonne voie, celle de la prédiction de Malvina.
Tout doucement elle ouvre la porte, sans un bruit, pas même un grincement, elle la pousse délicatement et l’aperçoit…
La pièce est chaude, presque brûlante, signe qu’elle n’aura pas froid juste vêtu de sa chemise… Lui, il est juste là, sur le grand lit, offert… sans doute endormit, couché sur le ventre… La vue de ce si charmant fessier met Mya dans un état second, elle voudrait se reprendre mais elle est comme attirée, c’est plus fort qu’elle. Elle repense à son regard, ses yeux plongés dans les siens et se dit qu’elle devrait oser, qu’elle n’a rien à perdre. Son désir est si grand.
Elle fait quelque pas et laisse glisser sa chemise au sol, c’est maintenant nu qu’elle avance vers le lit. Doucement elle se glisse à ses côtés et laisse ses mains frôler le creux de ses reins. La sensation est douce, le ventre de Mya se contracte, son estomac se vrille, la chaleur monte en elle.
Il frémit un peu et laisse échapper un très léger gémissement de satisfaction… Dort t’il vraiment ?...
En tout cas, il simule bien si c’est la cas, se dit alors Mya, bien décidé à continuer.
Ses doigts courent maintenant tout le long de son dos, remontent vers sa nuque, glissent dans son cou. Ils cajolent le lobe de l’oreille de Shaolin qui ne bouge pas d’un millimètre. Elle s’aventure alors à laisser venir ses lèvres se déposer dans le cou de l’ange noir. Elle commence par baiser tendrement sa nuque mais elle perd pied en lui prodiguant cette caresse. A tel point qu’elle ne réagit pas plus que ca lorsque qu’il se retourne pour lui faire face, c’est si naturel qu’elle se laisse porter. Elle savoure sans aucun mouvement de recul… il plante son regard dans le sien avant de lui proposer ses lèvres, sans un mot. Mya soutient un instant son regard puis vient goutter ses lèvres. Elles sont fines et douces comme elle l’avait imaginer, elle aime cet échange…. Elle lui mordille la lèvre inférieure puis glisse sa langue entre ses lèvres. Il lui rend ce baiser, avec intensité…
Ni l’un, ni l’autre n’a entendu la porte s’ouvrir… Ils s’embrassent toujours…mais il y a bel et bien une main qui frôle doucement le dos de Mya, en remontant vers sa nuque… Zhaan sans doute…et c’est si naturel, si nouveau aussi, mais tellement agréable.
Mya se demande si l’ange noir c’est rendu compte de sa présence ?
Son doux paradoxe: Leurs baisers est interminable….la langue de Shaolin danse avec celle de Mya dans un ballet incessant.
Mais elle se demande….rêve t- elle ou y a-t-il vraiment une main dans son dos…et si oui….l’a-t-il vu ?............
Tout doucement alors qu’ils s’embrassent sensuellement, avec douceur, Mya ne sent plus une main mais deux lui caresser le dos……d’abord surprise, elle jette un coup d’œil sur le coté pour s’apercevoir que c’est la main de Shaolin qui vient de s’immiscer dans le creux de ses reins…juste dans le creux….
Mais il y a bien deux mains qui la caressent… «deux » se dit-elle…..toute excitée par l’idée….
Peut-être ce sont celles de Shaolin finalement…..
Mais au moment ou l’ange noir lui prend tendrement sa joue pour la caresser tout en l’embrassant…..elle s’aperçoit qu’une autre personne est bien présente derrière elle…..
Et cela ne peut être qu’elle…..qui a la vue sur sa généreuse croupe….
Elle qui lui caresse justement cette partie pendant que l’autre main la frôle délicatement tout le long du dos….et elle sent…oh oui elle sent même que ces deux mains se caressent….
Shaolin l’embrasse fougueusement alors que sa main droite fait presque l’amour avec celle de Zaan…..dans son dos………deux mains qui se caressent juste au dessus de ses fesses….
Ce qui l’excite terriblement……..d’autant qu’elle sent dans les baisers de Shaolin que malgré toute cette douceur, il peut a tout moment devenir plus « bestial »……….
D’ailleurs….une odeur de sexe commence peu a peu a arriver jusqu'à elle….elle n’a pas besoin de regarder pour savoir d’où cela provient….elle le sent….le sexe dressé de l’ange frotte contre ses cuisses….
Instinctivement...Mya bouge un peu pour se mettre au dessus de ce sexe dressé………a quatre pattes….tout en continuant a l’embrasser un peu plus fougueusement…comme si elle sentait elle aussi l’envie,le désir,l’excitation monter…
Shaolin,imperturbable a posé ses mains sur chaque hanches de Mya,tendrement….alors que les autres mains caressent toujours ses deux jolies fesses tout en douceur….ces mains féminines……cela ne trompe pas…..
La chatte de Mya commence a mouiller,excitée par l’odeur de mâle que commence a dégager l’ange qui l’embrasse,et surtout cette queue qu’elle sent frôler sa chatte a chaque fois qu’elle bouge légèrement…..
Sa fleur est juste au dessus de ce sexe raide,il suffit d’un léger mouvement pour sentir son gland frotter ses lèvres intimes…..a chaque petite ondulation,leurs deux sexes se frôle et Mya soupire.
Elle se laisserait tomber, elle s’empalerait automatiquement dessus tellement il est bien placé.
Soudain, Shaolin s’arrête de l’embrasser et bascule sa tête sur le coussin………un grand coussin qui fait que le visage de Shaolin s’y enfonce complètement….
Il l’a regarde,dans le silence,pas un bruit dans la pièce a part des souffles qui commence a se faire entendre,peu a peu….
Les mains de Zhaan derrière, se font un peu plus audacieuses, osant passer entre ses fesses, de haut en bas, tout doucement, très doucement….alors que Shaolin la regarde droit dans les yeux sans un mot…ils se dévisagent comme si ils cherchaient des signes dans le visage de l'autre,inconnu qu'ils sont encore....
Il relève la tête pour s’approcher d’elle….non pas pour l’embrasser mais pour venir lui mordiller l’oreille…elle ne bouge pas…se laisse faire…c’est alors qu’elle sent la main de Shaolin passer derrière elle aussi, entre ses fesses, pendant quelques secondes, il touche les autres mains de Zhaan, puis descend doucement, passant sur son trou pour venir caresser sa chatte le temps d’une seconde……..sa bouche mordillant son oreille, sa joue chaude contre la sienne....elle a la vue sur son torse qui se courbe.....
La, il retombe en arrière, le visage dans le coussin, le sourire en coin, il l’a regarde tout en passant son doigts sous le nez , il le respire en fermant les yeux comme pour s’enivrer….puis, rouvre les yeux, la regarde et se met a le sucer avec gourmandise…..
Zhaan:Zhaan continue de caresser Mya........ses deux mains glissent alors le long de ses hanches.......pour venir se poser sur son ventre......chaud......brûlant.......elles sont toutes deux à quatre pattes et ondulent doucement....s'épousant leurs courbes mutuellement...Zhaan descend plus bas.....caresse sa toison et vient effleurer la chatte de Mya, trempée.....
Elle porte alors son regard vers Shaolin, toujours allongé, et lui tend ses doigts.......tout en souriant........
.........Mya se retourne alors et fais face à Zhaan.......elles se regardent longuement en se rapprochant de plus en plus l'une de l'autre......leurs lèvres se touchent, se goûtent.....puis elles s'embrassent longuement......leurs salives se mélangent.......les mains de Mya s'égarent sur la poitrine de Zhaan, la caressant........tandis que les mains de Zhaan reviennent encore sur sa croupe........toutes les deux sont à genoux au dessus des jambes de Shaolin qui ne perd pas une miette du spectacle..........
Soudain, Zhaan se dégage des lèvres de Mya et dit : "le thé va être froid........"
Elle se lève du lit, et marche vers le plateau de thé, s'en sert une tasse
en s'installant dans un large fauteuil placé à côté de la porte........
.....La suite en dessous...
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A mi-chemin, le
plaisir.
Vos mots à vous..